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Poll: EVENEMENT DE L'ANNEE 2008
VENDREDI 05 DECEMBRE A 20H (Heure Washington, DC) -
LA COTE AU CENTRE DU DEBAT -
Invité: Docteur Eric Edi, depuis la Pennsylvannie USA / Prof. Ph.D - Président des Ivoiriens de la Vallée du Delaware - auteur du Livre "Globalization and Politics in the Economic Community of West African States"
Invité: Docteur Antoine Ahua Jr, depuis le Canada. - Ingénieur (B.S.), Économiste (M.A.)
et Politologue (Ph.D.) - Ex conseillier du Pdt Mamadou Koulibaly (Pdt Assemblée nationale)- Co-auteur du livre «La guerre de la France contre la Côte d’Ivoire» -
Thème: L'Avenir de la Cote d'ivoire?
Emission: “Jacques-Roger Show” -
“J-R Show” est une vraie émission de société interactive avec des invités, acteurs de la vie économique, sociale et culturelle de la Diaspora et du Continent Africain, avec toutes vos réactions en direct.
Participer : 1-218-486-7200 Code: 813641
Présentateur de l'émission: Jacques-Roger / Assist: Christelle / Collaboration: Koffi Lapka ( Ingenieur) - Souleymane Touré ( Maryland) - Prof. Siriki Gbane
Radio: www.ivoirenews.net / Email: jr@ivoirenews.net
ARTICLES
Globalization and Politics in the Economic Community of West African States
by Eric M. Edi
Globalization and Politics in the Economic Community of West African States offers an engaging perspective on the understanding of globalization in the ECOWAS countries of West
Africa. This book discusses the political and structural changes that were enacted by the West African leadership and people to meet the challenges of globalization and examines the extent to which these changes furthered democracy and the respect of human rights. While the book touches on institutions, it lays greater emphasis on political actors' behaviors and thoughts, thus reflecting on the post 1990 political discourse that has evolved in the ECOWAS country in the wake of globalization. A large variety of themes are covered: gender, the press, the military, elections, constitutions, religion, and ethnicity.
The book also offers an original african-centered approach to democracy in West Africa. With its optimistic and realistic tone, the book offers practical solutions that engage the individual states and the ECOWAS as a collective in the search for sustainable democracy and growth in West Africa. Chief among its suggested solutions, the book reasserts the values of socialism, the importance of the feminism and political education, the promotion of Pan West Africanism through the restructuration and reorientation of the Economic Community Monitoring Force, and the inevitabile coalition of four major countries, Ghana, Senegal, Nigeria, and Cote d'Ivoire.
“Readers in search of a straightforward, uncomplicated analysis of the influence of globalization on the Economic Community of West African States (ECOWAS) will find this volume helpful. The focus on globalization allows Edi to explore commonalities of ECOWAS parties, such as the role of gender, religion, ethnicity, the military, governance methods, civil liberties, and the press.... The heart of the analysis turns on Edi's exploration of variables such as gender and civil liberties. He demonstrates through extensive statistical evidence, how the interaction of these variable affects democratic behavior.... The analysis is informed by an extensive bibliography.” — Choice Magazine
La guerre de la France contre la Côte d'Ivoire (Broché)
de Mamadou Koulibaly (Auteur), Antoine Ahua (Auteur), Gary-K Busch (Auteur)
INTRODUCTION : Le Gangstérisme international d'Etat,
par Mamadou KOULIBALY
La Côte d'Ivoire est en guerre depuis la nuit du 18 au 19 septembre 2002, date à laquelle des
hordes d'assaillants venus du Burkina Faso, du Liberia et d'autres pays de la sous-région se sont jetés sur elle avec une violence sans pareille dans notre histoire récente en tant que Nation. Depuis, de négociations en négociations, d'accords en compromissions, la Côte d'Ivoire avance vers la paix en tournant en rond. Et à chaque tour, nous nous éloignons encore un peu plus de la liberté, condition et moyen de paix et de stabilité. Les complicités internes sont immenses et certains Ivoiriens se sont soumis aux intérêts morbides qui ont attaqué notre pays.
Pourquoi cette agression ? Pourquoi ces complicités ? Dans quelle direction allons-nous ? Quels sont les vecteurs de notre dynamique ? Qu'est-ce qui détermine les solutions de la crise que notre pays traverse ?
Ces questions, nous nous les posons chaque jour. Et en général, la réponse nous plonge dans le brouillard complet. Personne n'y comprend rien. Marcoussis, la contestation de Marcoussis, de la France, le Comité de Suivi, l'ONU et son Conseil de Sécurité, le gouvernement dit de réconciliation, personne n'y comprend rien, pas même les initiateurs, pyromanes du reste, qui tentent vainement de se transformer en pompiers bienveillants.
L'objet de cette publication est de soulever les questions de fond et d'interroger les événements ainsi que les déclarations et les actions. Il ne s'agit pas d'une oeuvre de résistance à la bourrasque provoquée par les hordes rebelles. Il s'agit plutôt d'un appel pour que nous allions en croisade contre les destabilisateurs de notre pays.
Il ne s'agit pas d'une réflexion philosophique sur la crise et le pardon. Il est question d'un débat politique, d'une prise de position claire capable d'orienter l'action.
L'idée centrale de ce débat est simple qui reprend à son compte la thèse très populaire chez les observateurs, les victimes et leurs bourreaux ; et selon laquelle c'est la France qui est entrée en guerre contre la Côte d'Ivoire. Le lecteur trouvera dans les pages qui suivent les exposés de l'acte d'accusation. Pourquoi la France attaque-t-elle une si petite économie comme la Côte d'Ivoire ?
Nous partons d'hypothèses conformes aux faits, donc testables, vérifiables. Tout part du fait qu'après le coup d'Etat de 1999 (que la communauté internationale a d'ailleurs salué), les ivoiriens, sans l'aide de qui que ce soit, ont écrit une constitution qui, certes, n'est pas le type idéal d'un monde d'amour et de paix perpétuels, mais qui a le mérite d'être l'émanation du peuple, avec ses insuffisances.
Quel pays peut se vanter d'avoir la constitution idéale ? La France est à sa cinquième depuis l'instauration de la République en 1792. Les amendemants à la constitution américaine sont connus. Les réformes constitutionnelles, leurs procédures, leurs contraintes sont aujourd'hui des thèmes clés du calcul du consentement collectif. Ces domaines de l'action politique sont des champs de recherches théoriques et d'enseignement dans toutes les Universités du monde. Plusieurs prix Nobel de la paix, de l'économie et de la littérature ont été décernés à des personnalités pour leur contribution à la compréhension des principes de réformes des Etats et des Institutions. Nulle part il n'est admis que la force militaire, le coup d'Etat, la rébellion armée, la conquête coloniale, l'assassinat politique et l'organisation de génocides sont des méthodes démocratiques de convivialité entre les hommes, entre les peuples, entre les Etats.
Hélas, cette liberté que se donnaient ainsi les Ivoiriens n'a pas plu à tout le monde. Notamment, le gouvernement français qui a trouvé "suffisant" et "arrogant" ce comportement. Pour qui se prennent-ils donc ces Ivoiriens ! Sans conseil de la France, ils s'offrent des réformes de leur vie politique ? Tel était le premier crime du peuple de Côte d'Ivoire. Comment faire comprendre à la France que le peuple de Côte d'Ivoire existe et qu'il a des droits ? Toujours est-il que cette constitution a conduit à des élections qui ont porté GBAGBO Laurent au pouvoir. L'homme a été choisi par les Ivoiriens pour mener la politique de Refondation qu'il leur a proposée. La Refondation est une méthode de gouvernement qui consiste à creuser dans les fondations de la société ivoirienne pour corriger certaines tares structurelles qui bloquent et ralentissent la réalisation du bonheur et de la prospérité tels qu'exprimés dans la constitution. Les droits et les libertés constituent le ciment de la construction de notre Nation ; la violence armée et barbare est prohibée chez nous. Mais la Refondation gêne de nombreux intérêts en Côte d'Ivoire et ailleurs dans le monde.
Une hypothèse simple à admettre aussi, et très bien connue dans la société ivoirienne, est que la France n'apprécie pas la Refondation, surtout lorsque celle-ci porte atteinte aux intérêts français. Mais que signifie donc porter atteinte aux intérêts d'un pays ? Pas de réponse…
La France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts ; tel est, semble-t-il, le leitmotiv d'un général qui a gouverné la France moderne et son empire. A quels intérêts français la Refondation a-t-elle donc porté atteinte ? S'agit-il des intérêts de France-télécom qui a bénéficié d'une convention de privatisation qu'elle n'a pas encore respectée ? S'agit-il des conventions obtenues, de gré à gré, par Bouygues, sur l'eau et l'électricité à l'époque où le chef actuel des rebelles était Premier ministre, conventions qui sont non seulement mal rédigées mais en plus mal exécutées ? S'agit-il du fameux troisième pont d'Abidjan, surfacturé et dont l'offre ne correspond plus à la demande des Ivoiriens ? S'agit-il de l'autoroute du Nord dont il nous oblige d'attribuer les travaux à Bouygues ? S'agit-il des chemins de fer de Bolloré qui mettent du temps à se moderniser ? Les Ivoiriens pensent que oui et leurs réponses ne varient pas.
Mais, il s'agit aussi des dossiers Hyjazi et de leurs techniques de comptabilité multiples et mensongères. Mais, il s'agit aussi du Franc CFA dont la gestion est fondée sur une des plus grosses escroqueries d'Etat de l'histoire de l'économie et du droit international. Les Ivoiriens pensent ainsi. Mais, il s'agit aussi d'Armajaro qui se défend d'être impliqué mais qui reconnaît avoir fait une très bonne opération boursière avec le timing du déroulement de la rebellion. Dans l'imaginaire collectif des Ivoiriens, ces intérêts français qui ne respectent pas toujours leurs engagements, sont les financiers et les commanditaire de cette coalition internationale contre le régime ivoirien.
Plusieurs observateurs font aussi l'hypothèse que parmi ceux qui avaient des choses graves à reprocher aux Ivoiriens, il y avait le chocolatier Barry-Callebaut, bien représenté en Côte d'Ivoire.
Ces hypothèses sur les motivations doivent être complétée par des hypothèses sur le déclenchement du processus de renversement du régime, sur la gestion de la crise qui en a résulté et sur la conception de la sortie de crise par la France, maître d'œuvre, du début à la fin. Blaise Compaoré, Allassane Ouattara, et autres, ne sont que des exécutants chacun à son niveau de responsabilité jusqu'à de Villepin et Chirac. Alors que la France n'a pas respecté ses engagements vis-à-vis des accords de coopération militaires et de défense, elle voudrait institutionnaliser en Afrique le gangstérisme international qui consisterait à ejecter du pouvoir, des régimes démocratiques sous le prétexte fallacieux qu'ils ne sont pas capables de défendre les intérêts du pays gangster. Le peuple de Côte d'Ivoire dit non. La mondialisation véritable ne peut accepter la protection de situations de rente aux dépens de la lutte contre la pauvreté. La France est en contradiction avec l'article premier de la Charte des Nations Unies. Espérons que les Nations Unies, elles-mêmes, feront très attention à l'article 2 de la même Charte.
Les documents que vous avez sous les yeux, vous permettent de vérifier les hypothèses que vous venez d'admettre sur la Côte d'Ivoire. Ainsi, tour à tour, vous plongerez dans l'univers de l'échec du coup d'Etat et du plan de substitution que Paris a aussitôt lancé. Le Professeur Gary K. Busch est économiste et ancien chef du département d'économie de l'Université de Hawaï aux Etats-Unis d'Amérique. Ce chercheur, auteur de plusieurs écrits et contributions dans "the Economist", ainsi que dans "the Intelligence Unit, the Wall Street Journal", et "Africa Analysis" démontre dans son argumentaire comment la France s'est organisée par le bluff, l'intimidation, la supercherie, la simulation et la dissimulation, pour légitimer des brigands armés qui venaient d'échouer dans leur tentative de renversement du régime. C'est le premier texte que vous aurez à lire. Il n'est pas long et vous trouverez d'autres textes du même genre sur le de « Ocnus.net ».
Après l'échec du coup d'Etat et de sa mutation en rébellion soutenue et organisée par la France, il était devenu impératif pour Paris de faire admettre à tous qu'il n'y avait pas de solutions militaires.
Ayant échoué, la France ne donne pas le droit à l'Etat ivoirien de riposter. Elle l'oblige à la négociation avec ses rebelles qui, à Lomé, n'arrivent pas à imposer leur victoire aux Ivoiriens ; bien au contraire, l'Etat de Côte d'Ivoire agressé a gagné et les mauvais joueurs refusent encore une fois le langage du droit. Ils ne croient qu'en la force.
Cette victoire du droit rencontre le refus de Paris qui convoque les partis politiques à Marcoussis. L'Etat ivoirien, qui est la victime de l'agression, disparaît du processus de négociation. Je me souviens encore de cette scène où, Mazeaud, les bras ouverts en étendards, proclamait du haut de son perchoir, qu'il n'y avait pas de rebelles en Côte d'Ivoire et qu'autour de la Table ronde, il n'y en avait pas non plus. A partir de ce moment-là, tout devient possible puisqu'il n'y a plus d'agressé, plus de victime, et donc plus de coupable.
Le rebelle lui aussi, disparaît du processus. Le Quai d'Orsay, ne reconnaît aucun droit à l'Etat ivoirien à qui on va jusqu'à imposer des réformes par la force des armes. Là-bas en France, Paris, naïvement, a considéré que la vie des partis politiques était la chose qui comptait le plus en Côte d'Ivoire. Hélas, Messieurs du Quai d'Orsay, la vie en Côte d'Ivoire est plus complexe que ne le laissent penser les activités des associations privées et des rebelles désemparés. La vie sociale, la vie culturelle, la dignité des Ivoiriens sont aussi importantes que la vie politique et économique, ici comme d'ailleurs chez vous.
Le document restitue donc les accords de Marcoussis dans leur cadre et leur limite. Il vous représente les commentaires critiques qui vont avec ces accords.
Mais, une fois la forfaiture dénichée, Paris trouve un substitut honorable : les Nations Unies ou plus précisément le Conseil de Sécurité qui s'évertue à chercher des solutions là où il est incompétent sinon antidémocratique. Antoine Ahua, un intellectuel engagé et révolté, replace l'action du Conseil de Sécurité dans un débat plus vaste sur les droits de l'homme en Côte d'Ivoire, la légitime défense des Ivoiriens dans le conflit, le sort des accords de défense signés avec la France, et, surtout, nous précise ce que peuvent être l'autorité et les compétences de l'ONU en la matière.
Ce livre est un livre de combat, c'est pourquoi il présente la guerre que la France a décidé de mener contre la Côte d'Ivoire. Le seul crime des Ivoiriens est d'avoir voulu construire un Etat moderne conforme à l'idéal dans le processus de mondialisation en cours. C'est-à-dire, un Etat issu d'une société de droit, ouverte et démocratique. La liberté est mise en procès pour avoir conduit à des issues non désirées par la France de Chirac dont l'axiome préféré est celui selon lequel l'Afrique ne serait pas encore mûre pour la démocratie. Les Etats africains seraient juste bons pour la corruption d'Etat, le recyclage de l'aide publique au développement pour financer les campagnes électorales en France. Nous n'avons le choix qu'entre la démocratie cacaoyère et le parti unique colonial. Le discours de la Baule est rejeté par J. Chirac. Maintenant nous pouvons compéter cet axiome chiraquien par l'idée que le jugement de Chirac ne s'obtient que lorsque lui, juge les résultats de la démocratie non conformes à ses intérêts, indépendamment des intérêts des Ivoiriens. Telle est notre lecture de la rébellion armée en Côte d'Ivoire. Telles sont les conséquences de sa gestion. Elles nous font prendre conscience qu'aucn pays n'a d'amis mais tous ont des intérêts. La Côte d'Ivoire aussi a des intérêts qu'elle souhaite garantir et voir respecter par tous ses partenaires. Après cette guerre la coopération ne sera plus comme avant.
Je vous souhaite une très bonne lecture et une bonne réflexion. Le destin de notre peuple se joue et se détermine maintenant. Les textes présentés constituent, ensemble, un message à l'endroit des autres peuples. Le cas ivoirien est un dangereux précédent. De même que le terrorisme est en train de changer de nature surtout après le 11 septembre 2001, de même le gangstérisme international d'Etat est en train de changer depuis le 19 septembre 2002. Le phénomène mérite un traitement aussi spécial que celui du terrorisme international. Le peuple de Côte d'Ivoire a le droit de se défendre contre n'importe quel agresseur. Personne ne peut lui retirer son droit à l'autodétermination. C'est contre ce gangstérisme d'Etat que le Conseil de Sécurité devrait lutter.
Notre liberté passe aussi par cela. La recherche de la paix ne suffit pas à la prospérité et à la sécurité des peuples et des Nations. La liberté de choix des populations est l'instrument privilégié pour aller à la paix. La paix ne se décrète pas. Ce n'est pas non plus un comportement. La paix est un état d'esprit qui admet que la vie en société doit être librement déterminée par les sociétaires eux-mêmes. Les pacifistes ivoiriens ont de la paix une conception religieuse et incomplète. Ils aiment sacrifier la liberté sur l'autel de la paix. Et dans ce cas, la paix conduit fatalement au parti unique, à la dictature, à la tyrannie et donc à la pauvreté. Au contraire, dans la conception de la Refondation, la paix est le produit par excellence de la liberté.
Patriotes de tous les partis et de toutes les Nations, conjuguons nos efforts pour aller en croisade contre les déstabilisateurs de notre belle Côte d'Ivoire. Il ne s'agit pas d'une option pour nous. Il s'agit d'une nécessité vitale.
Mamadou KOULIBALY
V - Eclairage sur les règles du jeu : L'ONU, la France, les FANCI et la sortie de crise ivoirienne. Peut-on ou doit-on ignorer l'ONU ?
1- L'alerte : le Rapport de l'ONU sur les Droits de l'homme
Le Secrétaire Général des Nations Unies, SEM Kofi Annan, a transmis au Conseil de Sécurité une lettre datée du 24 janvier 2003, en l'occurrence "la lettre du 9 janvier 2003 du Haut Commissaire aux Droits de l'homme concernant la mission d'établissement des faits dirigée par le Haut Commissaire adjoint, qui s'est rendu en Côte d'Ivoire du 23 au 29 décembre 2002".
De quel faits s'agit-il ? D'événements relatifs aux Droits de l'homme, étant donné la dénomination de l'organisme missionnaire. Pour ben faire quoi ? Prendre des décisions permettant d'assurer la sécurité dans cette partie du monde puisque, comme son nom l'indique, c'est le Conseil de sécurité de l'ONU qui en a pris acte. A quoi s'attendre comme suite ? A ce que l'ONU recourt à ses tribunaux pour juger des éventuels accusés ivoiriens de crime contre l'humanité. D'où l'alerte.
Le mystère qui entoure la vie en a fait le plus beau cadeau de l'existence. Face à la mort, l'angoisse est universelle et le combat pour la survie, un droit fondamental. Voilà comment se justifient, à la fois, le respect du droit à la vie de l'autre, d'une part, et le droit à la légitime défense de soi-même, d'autre part. C'est pourquoi, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, les Etats tentent d'établir des règles de conduite planétaires, notamment afin de circonscrire les Droits des uns et des autres, et leurs limites. Le hic est qu'il n'existe pas d'unanimité autour de la capacité de l'organisation commune, l'ONU, de rendre justice de façon impartiale et de respecter les vertus qui conditionnent son existence. L'expérience démontre que la vie de millions de personnes s'est jouée au Conseil de sécurité dans la controverse.
C'est dans ce contexte que le Rapport du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme sur la Côte d'Ivoire m'a interpellé et conduit à faire l'analyse scientifique dudit rapport ; à découvrir que si la crise ivoirienne aurait pu être de l'autorité de la Communauté internationale, donc de l'ONU et de la France, elle ne l'est plus ; à comprendre qu'il ne reste qu'un seul droit évocable : celui des Forces armées nationales ivoiriennes d'affronter les mouvements rebelles et de libérer la République. La crédibilité de ces conclusions justifierait la pertinence de leur prise en compte par le Chef de l'Etat et les FANCI, ce qui suggère une argumentation dont je ne peux me défiler.
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Commentaires (7 Poster)
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Posted by Kone mamadou,L'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN) qui contrôle le nord de la Côte d'Ivoire a prévenu mercredi que des "jours sanglants" s'annonçaient sur le pays, engagé dans un processus de paix, affirmant détenir des "preuves palpables" d'un coup d'Etat en préparation. "Un coup d'Etat se prépare contre l'accord (de paix de Ouagadougou) et la stabilité en Côte d'Ivoire, par une coalition anti-paix, nostalgique du désordre et de la souffrance du peuple", a déclaré le porte-parole des FN, Sidiki Konaté, lors d'une conférence de presse à Abidjan. "Des jours sanglants s'annoncent pour la Côte d'Ivoire. Nous allons demander au chef de l'Etat (Laurent Gbagbo) de nous recevoir pour évoquer la menace réelle qui pèse sur la sécurité de l'exécutif du pays en cette fin d'année", a ajouté M. Konaté. Les FN estiment que "les soubresauts de ces derniers jours à Séguéla (centre-ouest du pays)", où neuf personnes ont été tuées, dont "huit assaillants" le 25 novembre dans l'attaque de leur entrepôt d'armes, "en rajoutent à l'éclairage". Votre point de vue sur la declaration des Forces nouvelles?
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Posted by george koffi,Arrivée à Bamako de 90 Maliens expulsés d'Espagne et du Gabon MALI - 2 décembre 2008 - AFP Un total de quatre vingt dix ressortissants maliens expulsés d'Espagne et du Gabon sont arrivés par voie aérienne et terrestre à Bamako depuis lundi, a-t-on appris auprès de la police malienne. "Cinquante Maliens expulsés d'Espagne sont arrivés à Bamako dans la nuit de lundi à mardi. Lundi, quarante Maliens expulsés du Gabon (étaient) arrivés" dans la capitale malienne, a déclaré à l'AFP un responsable de la police de l'air et des frontières maliennes. C'est un total de 90 Maliens expulsés de ces deux pays au cours de ces "dernières 48 heures", a-t-il ajouté. Les Maliens expulsés d'Espagne sont arrivés par voie aérienne alors que ceux expulsés du Gabon sont venus par voie terrestre, selon la même source. L'itinéraire des expulsés du Gabon n'a pas été indiqué. "Certains" des expulsés ont affirmé avoir été "maltraités" par les forces de sécurité du Gabon et d'Espagne, a indiqué à l'AFP un autre responsable de la police malienne, sans préciser la nature de ces mauvais traitements allégués. Pays pauvre et en grande partie désertique, le Mali compte parmi les plus importants pays d'émigration d'Afrique vers l'Europe, en particulier vers l'Espagne et la France. De nombreux ressortissants maliens sont également présents dans de nombreux pays africains. Comment expliquez vous cela? comment des pays comme le gabon qui expulse des Africains peuvent dire que la Ci est un pays Xenphobe?
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Posted by Oscar Paul,Les accords prévoient en outre des dispositions législatives et réglementaires "tendant à améliorer la condition des étrangers, la protection de leurs biens et de leurs personnes", Ces accords tirent en fait la conséquence de l\'insuccès militaire des forces armées de l\'État, comme Laurent Gbagbo l\'a reconnu le 26 janvier 2003, lorsqu\'étant en France, il déclarait : "Je n\'ai pas gagné la guerre, et c\'est pour cela que je dois discuter, faire des compromis. Je m\'en vais dire aux Ivoiriens : je n\'ai pas gagné la guerre, il faut en tirer les conséquences." Cependant, à son retour en Côte d\'Ivoire, Laurent Gbagbo ne fit pas la déclaration qu\'il annonçait à Paris, il ne s\'est pas engagé dans une campagne politique expliquant qu\'il n\'avait pas gagné ; au contraire le renforcement de son équipement militaire peut laisser imaginer qu\'il n\'a pas encore exclu l\'option militaire. Ne pensez vous pas que gbagbo est la raison du prolongement de cette guerre qu\'il a perdue? Gbagb n\'a t\'il pas sacrifie la cote d\'Ivoire pour ses interets personnels?...
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Posted by hanna kone,La Côte d\'Ivoire est située dans une zone déstabilisée politiquement. Deux des cinq Etats avec lesquels ce pays partage une frontière sont agités de manière endémique (Liberia, Guinée), un troisième est perçu comme un soutien à la cause rebelle (Burkina-Faso). Quelle est la dimension régionale de cette crise ?



