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Poll: EVENEMENT DE L'ANNEE 2008
jeudi 3 janvier 2008 - Par Fraternité Matin -
Le procès du président d’une ONG de lutte contre les injustices et le chômage a drainé du beau monde, hier au tribunal d’Abidjan Plateau. Vingt-quatre mois d’emprisonnement ferme et 50 mille francs d’amende. Telle est la peine requise hier par le représentant du ministère public contre Assalé Tiémoko Antoine, se disant conseiller en assurance et président d’une ONG de lutte contre les injustices. Jeune Ivoirien âgé de 32 ans, l’homme est poursuivi pour outrage à magistrat et diffamation contre un corps constitué.
De quoi s’agit-il?
Sous la rubrique «Libre opinion», Assalé Tiémoko Antoine a signé dans un quotidien de la place, un article intitulé: «La justice, les criminels et la corruption.» A travers les personnes imaginaires nommément mises en cause dans cet article, le procureur de la République près le tribunal de première Instance d’Abidjan Plateau, M. Tchimou Raymond Féhou et bien d’autres magistrats de son parquet se sont sentis visés. L’auteur des propos jugés diffamatoires a été arrêté et déféré au Parquet d’Abidjan le 28 décembre dernier. La comparution du prévenu hier devant le tribunal des flagrants délits présidé par Mme Drepeuba Béatrice a drainé du monde au palais de justice. la défense était assurée par deux avocats. Et non des moindres. Il s’agit de l’actuel chef du barreau ivoirien, Me Claude Mentenon secondé par Me Blessy Chrysostome. Illustré de la photo du Garde des Sceaux, ministre de la justice, M. Koné Mamadou, l’article incriminé commence par « Il était une fois, un pays situé en Afrique de l’Ouest et nommé la Côte des Mastodontes… » Donnés comme des faits imaginaires, l’auteur de l’article a pourtant écrit à la fin du texte: «Cette histoire est une histoire vraie. Les personnes citées existent réellement, mais toute ressemblance n’est que pure coïncidence.» Plus haut dans cet article qui s’en prend à la justice et dénonce des magistrats corrompus, l’auteur Assalé Tiémoko écrit qu’au ministère de la Justice, en dehors de la direction des affaires pénales et de la direction des affaires civiles, tous les autres services et directions, ainsi que tous les cadres du ministère sont corrompus jusqu’à la moelle épinière. Il poursuit et écrit que «ces hauts cadres prennent de l’argent aux prisonniers de la prison civile en leur promettant de faire pression sur les juges d’instruction en charge de leurs dossiers, afin que ces derniers manipulent la procédure et maquillent les crimes en délits pour minimiser les peines. » L’article indique par ailleurs qu’un responsable du ministère de la Justice a reçu d’une femme la somme de 750 mille francs pour la libération de son conjoint incarcéré. Assalé Tiémoko Antoine ne s’est pas arrêté à la chancellerie. Par son imagination, il a aussi visité le parquet qui semble être celui du Plateau et directement mis en cause le chef de ce parquet, qu’il a nommé Moukki pour ne pas parler simplement du procureur Tchimou. L’une des secrétaires de ce dernier, prénommée Cécile, est elle aussi mise à l’index sous le nom de Cilecé. S’agissant de cette dernière, l’article dont il est question mentionne qu’elle a reçu d’une dame dont le mari est emprisonné, la somme de 500 mille francs. A propos du procureur, il est écrit : «… Le procureur prenait de l’argent aux parents des prisonniers pour leur libération provisoire ou sous caution, en fixant la caution au mépris de la loi après avoir reçu sa part. Il peut ainsi faire passer une caution légale de dix millions à deux millions après avoir reçu un ou deux millions de la part des parents du prévenu.» Les adjoints du procureur de la République Tchimou Raymond ont été eux aussi cités. Les noms de ceux-ci sont également maquillés dans l’article. Mais comme le dira le substitut du procureur, représentant le parquet à l’audience, il s’agit bien des magistrats en service au parquet d’Abidjan. Il est mentionné qu’ils libèrent des criminels contre de l’argent. Interrogé sur ces affirmations, Assalé Tiémoko Antoine dit que ses écrits ne concernent ni le procureur Tchimou ni les magistrats. Il soutient avoir écrit une histoire relevant de la fiction après avoir reçu d’une dame, une plainte dénonçant une injustice dont elle aurait été victime ; plainte qu’il a été incapable de produire. Le procureur Diakité Mamadou, après avoir relevé tous les éléments à charge a estimé que les faits reprochés au mis en cause sont suffisamment constitués. En répression, il a requis la peine de 24 mois d’emprisonnement ferme. Réquisitoire battu en brèche par le bâtonnier Claude Mentenon. «Plutôt que d’en faire un martyr, mettez mon client face à ses responsabilités pour qu’il répare lui-même ce qu’il a gâté. Sa place n’est pas à la MACA.»Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le vendredi 4 janvier.
Landry Kohon
Mépris de la liberté d’expression - Gbagbo enchaîne la démocratie
mercredi 2 janvier 2008 - Par Le Rebond
Après s’être fait passer pendant longtemps pour le défenseur attitré de la liberté d’expression, Laurent Gbagbo une fois au pouvoir s’est révélé comme un véritable ennemi de la démocratie.
Défenseur en tant qu’opposant et bourreau après son accession au pouvoir. C’est le titre constat que laisse entrevoir le comportement du chef de l’Etat Laurent Gbagbo. En effet, en jetant un regard rétrospectif sur 2007, l’on s’aperçoit aisément que l’actuel locataire du palais présidentiel d’Abidjan a à son actif plusieurs fait qui ne militent pas en faveur de la promotion de la démocratie. Pour avoir exprimé tout simplement leurs opinions, nombreux sont les Ivoiriens qui ont été interpellés l’année dernière. Denis Kah Zion, le Dp de ‘’ Nouveau Réveil’’ et son journaliste André Silver Konan ont été interpellés par rapport à une publication sur ‘’ les 100 crimes du Fpi’’. Alors que l’auteur n’a fait que relater des faits qui existent. Le Rebond n’a pas connu meilleur sort pour avoir dit la vérité rien que la vérité aux Ivoiriens. Ainsi, pour une interview accordée au confrère Claude Dassé, le ReBond a été interpellé sur la base de ce que l’interviewé aurait chargé le procureur de la République. Les bases de dictature contre le Rebond venaient ainsi d’être jetées. D’autant plus que votre quotidien s’est retrouvé quelque temps après, une fois encore, à la police criminelle pour avoir publié un dossier relatif aux maisons de placement d’argent, dossier minicieusement mené à l’issue du quel le procureur de la République a estimé qu’il porte atteinte non seulement à sa personne mais également au chef de l’Etat. Le dossier sur les ‘’ 38 milliardaire du Fpi’’ n’a pas réservé meilleure situation à le ReBond. Car il l’a conduit devant les tribunaux. Idem pour la publication des 9 milliard qui auraient servi à l’organisation de la flamme de la paix à Bouaké. Récemment avec l’arrestation d’Assalé Christophe et l’interpellation du président de la Jpdci Kouadio Konan Bertin, tout porte à croire que les journalistes et les hommes politiques ne sont pas en passe d’être caressés dans le sens des poils. D’ailleurs personne ne sera surpris de voir cette année des journaux bâillonnés voir fermés sous le régime de Laurent Gbagbo qui se serait illustré de la plus belle manière de son caractère d’anti-démocrate. Car avec lui c’est le culte de la pensée unique au risque de vous exposer à une chasse aux sorcières dont le seul but est le bâillonnement de ceux qui n’épousent pas sa vison. Le président du Pdci Sem Henri Konan Bédié à donc eu le nez creux pour demander aux Ivoiriens de prendre leurs responsabilités. Car c’est à ce seul prix qu’ils sauvegarderont leur destin.
François Konan


