Archive
| Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa | Di | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | |||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||
Plus Populaire
- Bobaraba, grossissement des seins… Se faire plaisir aujourd’hui, et mourir demain de cancer
- LES NOUVEAUX RICHES: LES 38 MILLIARDAIRES DU FPI
- Cdt Chérif Ousmane (Ex-chef de guerre) : “Moi, vouloir destituer Soro?”
- Heritage du Président Félix Houphouët-Boigny - L’une des filles d’Houphouët crie au "vol organisé"
Plus de Reaction
- LES NOUVEAUX RICHES: LES 38 MILLIARDAIRES DU FPI
- INRI RADIO: "J-Roger Show" Vendredi 19 decembre 08 Invité: Le Prof. Francis Wodié depuis Abidjan à 20H
- PRISONNIER D'OPINION: Assalé Tiémoko Antoine recouvre la liberté - EN-DIRECT INRI RADIO
- COMMUNIQUE: HOMMAGE A MONSIEUR KOUASSI N'GUESSAN ALEXANDRE ( 1935-2008)
Most E-mailed
- LES NOUVEAUX RICHES: LES 38 MILLIARDAIRES DU FPI
- Heritage du Président Félix Houphouët-Boigny - L’une des filles d’Houphouët crie au "vol organisé"
- GRAND DOSSIER: FESCI – « jeunes patriotes » - milices…: Ces monstres créés par le FPI
- Les affaires explosives et secrètes qui ont marqué le secteur de la téléphonie cellulaire en côte d’ivoire
Newsletter
Poll: EVENEMENT DE L'ANNEE 2008
Frat Matin - 23 Oct 2008 -
Le Chef de l’état a échangé avec les populations de Tabou au palais présidentiel et annoncé les couleurs de la campagne électorale.
Le Chef de l’Etat a averti, hier au palais présidentiel au Plateau, que le partage du pouvoir auquel l’on a assisté au Kenya et au Zimbabwe n’aura pas lieu en Côte d’Ivoire après les élections. «On ne fera pas comme au Zimbabwe ou au Kenya. On ne partagera rien du tout. Il n’y aura pas de partage du pouvoir», a martelé le Président Laurent Gbagbo. Pour lui, il n’y a pas eu de transparence aux élections au Kenya et au Zimbabwe. Mais la communauté internationale a accepté la situation et proposé le partage du pouvoir dans ces pays, à cause des troubles qu’il y avait. Or, en Côte d’Ivoire, tout est mis en œuvre pour qu’il y ait des élections propres, comme l’exige la démocratie. «La démocratie, c’est aussi le respect de la victoire de l’autre», a dit le Chef de l’Etat, fort applaudi par les populations de Tabou qu’il recevait. Du reste, a annoncé le Président de la République, «toutes les dispositions seront prises pour que chacun respecte les résultats» des urnes. Sans la citer ouvertement, Laurent Gbagbo a condamné encore une fois la mutinerie des soldats de Daoukro et Yamoussoukro de septembre. «Le soldat qui se lève avec des armes trouvera en face d’autres armes. Mais on discutera avec celui qui vient pour discuter», a-t-il fustigé. Il a indiqué qu’il est inadmissible que des soldats, qui reçoivent régulièrement leurs soldes, revendiquent des primes avec des armes alors que d’autres citoyens attendent en vain leurs salaires. «Celui qui prend des fusils trouvera en face d’autres fusils», a répété le chef suprême des armées.
La guerre des houphouétistes
Il a par ailleurs saisi la visite du département de Tabou chez lui pour expliquer que la crise ivoirienne trouve ses origines dans la guerre que se sont livrée les héritiers du Président Félix Houphouet- Boigny après sa mort en 1993. «Le discours de la prédestination, le discours de l’héritage a conduit la Côte d’Ivoire à la guerre», a-t-il dénoncé. Aussi a-t-il demandé que ce discours prenne fin. «Sinon, on ne mettra pas fin aux germes de la guerre», dans le pays, a mis en garde le Chef de l’Etat. «Il faut réhabiliter la politique en Côte d’Ivoire. Il ne faut pas considérer qu’il y a une position acquise de naissance», a souligné l’orateur. Il a averti que la campagne électorale prochaine devra être l’occasion pour les différents candidats de dresser leurs bilans et d’entretenir les Ivoiriens sur les causes de cette guerre, par des débats télévisés. «Mon premier bilan, c’est d’avoir résisté à la guerre», s’est défendu le Président de la République. Il a appelé les populations de Tabou et tous les Ivoiriens à s’emparer de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs en cours. Pour lui, cette étape constitue la dernière de la sortie de crise. Le Président Gbagbo a particulièrement invité le corps préfectoral à sensibiliser les populations à ladite opération. D’autant que, a-t-il argumenté, elle aboutit non seulement à l’inscription sur la liste électorale, à la confection des cartes d’électeurs. Mais aussi et surtout à la délivrance des cartes nationales d’identité. Il a encore rassuré les Ivoiriens sur la fiabilité des listes électorales qui seront établies à partir de ce recensement. Car, a-t-il insisté, toutes les dispositions sont prises pour que les fraudeurs soient détectés et mis en prison. «Ce n’est pas la peine de se battre devant les bureaux ou d’accuser un tel ou un tel. Tous les fraudeurs seront détectés», a affirmé le Président de la République. Des contrôles, des recoupements seront faits avec les listes de 1990 et de 2000. Ce travail prendra du temps, a-t-il révélé. Avant de trancher : «Je ne pense que l’élection (présidentielle) aura lieu le 30 novembre».
Le porte-parole des populations, le député Hié Daré, et celui du Collectif des organisations féminines de Tabou, Mme Kla Geneviève, ont dit la reconnaissance de leur département à Laurent Gbagbo. Pour les actions de développement qu’il a posées et la promotion de certains de leurs fils et filles. Puis ils l’ont invité avec insistance à effectuer une visite d’Etat chez eux. Ce, à quoi le Président de la République a donné son accord. En outre, les porte-parole ont plaidé pour la réhabilitation d’infrastructures socio-économiques et le bitumage de voies dans le département. Le ministre de la Réconciliation et des Relations avec les Institutions de la République, Dano Djédjé, ainsi que le commandant supérieur de la gendarmerie nationale, le général Kassaraté Edouard (fils de Tabou) et Mgr Youlo Alexis, évêque d’Agboville (aussi fils de la région), ont pris part à la rencontre. Une rencontre qui a mobilisé de nombreux cadres et élus, le corps préfectoral, les chefs traditionnels et religieux et de nombreuses populations.
Pascal Soro


