Plus Populaire
Plus de Reaction
- LES NOUVEAUX RICHES: LES 38 MILLIARDAIRES DU FPI
- PRISONNIER D'OPINION: Incarcéré en décembre dernier - Assalé Tiémoko sera libéré le 26 décembre prochain ( J-22 )
- COMMUNIQUE: HOMMAGE A MONSIEUR KOUASSI N'GUESSAN ALEXANDRE ( 1935-2008)
- INRI RADIO: "J-ROGER SHOW" Vendredi 07 novembre 2008, Invité: Mr Cheick Touré Nouveau Président élu de l'Union Fraternelle des Ivoiriens (UFI-USA DC-MD-VA)
Most E-mailed
- LES NOUVEAUX RICHES: LES 38 MILLIARDAIRES DU FPI
- Heritage du Président Félix Houphouët-Boigny - L’une des filles d’Houphouët crie au "vol organisé"
- GRAND DOSSIER: FESCI – « jeunes patriotes » - milices…: Ces monstres créés par le FPI
- Les affaires explosives et secrètes qui ont marqué le secteur de la téléphonie cellulaire en côte d’ivoire
Newsletter
Poll: IvoireNews.Net
lundi 1 décembre 2008 - Par Le Nouveau Réveil -
Le samedi dernier, le Directeur général de "Le Nouveau Réveil" M. Dénis Kah Zion a rencontré à la MACA le jeune Assalé Tiémoko. Dans un entretien qui a duré une trentaine de minutes, le prisonnier de l`injustice a, en présence de son père M. Assalé Raymond annoncé une bonne nouvelle à son visiteur. Il s`agit en fait, de sa libération prévue pour le 26 décembre prochain date à laquelle, il aura fini de purger sa peine. Un grand événement que "Le Nouveau Réveil" et sa famille veulent célébrer pour saluer le retour du défenseur de la liberté et de la justice. Un comité d`organisation de ce fait sera mis en place en vue de préparer cette fête que mérite Assalé Tiémoko. Les deux parties comptent d`ailleurs informer au moment opportun tous les Ivoiriens épris de paix sur le programme complet de cette cérémonie. En attendant, le père d`Assalé Tiémoko a une fois de plus traduit sa gratitude à "Le Nouveau Réveil" et à tous ceux qui, à travers leurs plumes, ont soutenu son fils. M. Assalé Raymond a surtout exprimé sa reconnaissance au Président Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA. Assalé Tiémoko, on le sait, a été arrêté pour dit-on diffamation et outrage à magistrat.
CONDAMNE A 12 MOIS D'EMPRISONNEMENT FERME
Interview/Depuis sa cellule de la Maca, Assalé Tiémoko accuse : “Les refondateurs ont hypothéqué l'avenir de ma génération en nous laissant en héritage une société ravagée par la corruption, le racket, les détournements, la gabégie, la tricherie, l'injustice et la pauvreté...”
Evelyne Apo N`CHO - mercredi 30 avril 2008 - Depuis sa cellule, Assalé Tiémoko Antoine qui séjourne dans ce lieu de détention depuis décembre 2007, parle. Après une rencontre avec Evelyne Apo N`CHO, Ivoirienne résidant en ANGLETERRE, le prisonnier Assalé Tiémoko a passé en revue l'actualité nationale et expliqué les conditions de sa détention à cette dernière. ASSALE T. Antoine est un jeune diplômé ivoirien. Fondateur de l`Association M.V.P.C (Ma Vie est dans ma Prise de Conscience), association dont il est le président. Ce jeune homme qui est une " une véritable promesse de lumière " pour ce pays séjourne en prison depuis le 28 Décembre 2007 pour outrage à Magistrat, diffamation envers corps constitué et envers le Procureur de la République TCHIMOU Raymond et sa secrétaire.
Arrêté le Jeudi 27 Décembre 2007, déféré le vendredi 28 à la MACA, ASSALE T. Antoine a été rapidement jugé le Mercredi 02 Janvier 2008 et condamné le Vendredi 04 Janvier 2008 à 12 mois de prison ferme, 100 mille francs d`amende et 500 mille francs de dommages intérêts à payer au Procureur TCHIMOU et à sa secrétaire. La première fois où j`ai entendu parler de ce jeune homme, c`était le Mercredi 31 Octobre 2007. Ce jour-là, il était l`invité de l`émission <>, diffusé sur AFRIKAMEDIA.COM, la plus grande radio en ligne émettant depuis WASHINGTON DC, aux Etats-Unis. Intervenant par téléphone depuis Abidjan, ASSALE T. Antoine, répondant aux questions des journalistes de AFRIKAMEDIA.COM, avait durant deux heures peint un tableau particulièrement sombre de la situation morale dans notre pays. Vivant en Angleterre depuis 13 ans et n`étant pas retourné au pays depuis 8 ans, j`avais été particulièrement émue par les propos de ce jeune homme ce jour-là, et je m`étais promise de le rencontrer, une fois à Abidjan. La deuxième fois où j`ai entendu parler de d`ASSALE T. Antoine, c`était le Samedi 05 Janvier 2008 sur RFI. En écoutant l`édition Afrique de cette radio, j`avais appris avec une vive émotion < l'emprisonnnement de ce jeune homme pour avoir écrit un texte selon le journaliste de RFI. La troisième fois enfin où j`ai entendu parler d`ASSALE T. Antoine, c`était le Samedi 29 Mars au Complexe sportif de Yopougon où, arrivée au pays depuis le 22 Mars, j`étais allée sur l`invitation d`une grande amie militante farouche du PDCI, pour écouter le Président BEDIE qui y tenait un meeting. Devant environ 10 mille personnes, le Président BEDIE avait parlé d`ASSALE et qualifié son arrestation “d`arbitraire”. C`était donc décidé ! Il fallait que je rencontre ASSALE T. Antoine ; mais avant, il me fallait trouver des informations crédibles sur lui. Ainsi donc en faisant des recherches sur le net, j`ai été agréablement surprise par l`abondance d`informations qu`il y a sur lui. Il suffisait seulement de taper son nom. Après m`être suffisamment informée sur lui, je suis allée le rencontrer à la MACA le Mardi 22 Avril 2008, de 14h20 à 15h10mn. J`ai donc rencontré ASSALE Antoine et j`ai longuement discuté avec lui comme une mère discute avec son fils. Pendant près d`une heure, je n`ai pas pu, après m`être présentée à lui, m`empêcher de le bombarder de questions ; tellement je brûlais d`envie de percer sa personnalité, de comprendre ses opinions, ses ambitions, ses rêves pour son pays, mais surtout les vraies raisons de son incarcération, etc. Si l`on me demandait en rentrant en Angleterre dans une semaine, de décrire physiquement ASSALE Antoine, je dirais tout simplement que c`est un enfant. Ils ont donc osé mettre un enfant en prison pour ses idées dans le pays de GBAGBO. C`est une infamie ! Ils ont mis un enfant en prison pour avoir dit une chose : une vérité que même les enfants savent ; faisant ainsi de lui, le symbole de la lutte contre la corruption en Côte d`Ivoire.
Je vous fais partager ici, quelques extraits de l`entretien que j`ai eu le privilège d`avoir avec lui à la MACA ; un entretien qui a rapidement pris la forme d`une interview improvisée et qu`il m`a gentiment autorisé à exploiter à mon gré.
Comment allez-vous ASSALE ?
Je vais pour le mieux. Vous savez ici, c`est le moral qui tient le physique. Si vous êtes bien dans la tête, il ne peut rien vous arriver. Or, je ne me suis jamais senti aussi bien dans ma tête et dans ma peau que depuis qu`on a bien voulu m`offrir l`occasion de séjourner dans cette prison.
Comment s`est faite votre arrestation ?
Le plus simplement du monde. Le Jeudi 27 Décembre 2007, alors que j`étais à Tiassalé, j`ai reçu un appel du Commandant ETTE, Commandant de la section de la Brigade de recherche du Plateau. Il m` a dit qu`il avait reçu un " soit transmis " signé par le Procureur de la République lui ordonnant de me convoquer pour m`entendre sur un texte que j`avais écrit et qui avait été publié par "Le Nouveau Réveil" du 14 Décembre 2007. Le Commandant voulait que je passe le voir à son bureau pour répondre à quelques questions le Lundi 31 Décembre 2007. Je lui ai répondu que même un fou ne pouvait se permettre de répondre à une convocation de la Gendarmerie le 31 Décembre. Comme nous ne nous entendions pas sur une date consensuelle et que je ne voulais pas qu`on lance un mandat d`arrêt contre moi, j`ai décidé de répondre immédiatement à la convocation en me rendant à Abidjan ce même Jeudi 27 Décembre 2007, pensant que le Procureur ne commettrait, pas l`immense" crime "d`ordonner mon arrestation la veille de la fête de Saint Sylvestre pour une histoire de texte. Mais je m`étais trompé ! Car, dès que, en provenance de Tiassalé, je suis arrivé à la Brigade de recherche à 15h30mn, on m`a tout de suite demandé lorsque j`ai décliné mon identité, de me déshabiller. Voici comment j`ai été mis aux arrêts.
Vous en voulez au Procureur pour avoir ordonné votre arrestation la veille du nouvel an ?
Non ! Pas du tout. Je regrette simplement qu`il ne m`ait pas laissé passer cette fête avec ma maman. J`ai demandé aux gendarmes de m`accorder la liberté jusqu`au 03 Janvier 2008 et que je viendrais me rendre. Ils m`ont répondu que le Procureur avait laissé des instructions très fermes. Pas de 31 Décembre pour moi.
Qu`est-ce que le Procureur vous reprochait concrètement et qui a entraîné votre condamnation ?
J`ai écrit un texte qui dénonçait la corruption des hommes de Dieu, des forces de l`ordre et de la justice dans un pays imaginaire appelé la CÔTE DES MASTODONTES. Eh bien, le procureur a estimé que ce pays-là ressemblait trop à la Côte d`Ivoire. Ce qui est un délit, de son point de vue.
Et ce pays n`était pas la Côte d`Ivoire ?
Vous savez Madame, moi je partage le point de vue du Procureur. Effectivement, le pays dont j`ai parlé ressemble beaucoup à la Côte d`Ivoire. Mais ça, ce n`est pas ma faute. La Côte d`Ivoire n`avait qu`à ne pas ressembler à " mon pays " c`est-à-dire la CÔTE DES MASTODONTES.
Pourquoi avez-vous écrit ce texte sous cette forme ? Vous saviez que cela allait vous attirer des ennuis ?
Cette question m`a été posée par la juge qui présidait le Tribunal le jour de mon procès. Je lui ai répondu que j`avais écrit ce texte pour mon fils qui s`apprêtait à venir au monde. Je ne voulais pas qu`il naisse dans un pays comme la CÔTE DES MASTODONTES.
Mon fils est venu au monde il y a 7 jours. Quand il sera grand, il ne m`en voudra pas de n`avoir rien tenté pour lui éviter de naître dans un pays calciné par les flammes de la dégradation morale et par le règne des faux modèles. Ce texte m`a conduit en prison parce que je me suis trompé d`époque. Je pensais qu`on était encore à l`époque du Président Houphouët BOIGNY où des intellectuels pouvaient critiquer leur société sous forme de textes fictionnels sans craindre pour leur liberté. Manifestement, les temps ont changé.
Justement, j`ai remarqué que vous êtes beaucoup soutenu par "Le Nouveau Réveil" ; un journal du PDCI, et le Président BEDIE a dénoncé publiquement votre arrestation lors de son meeting à Yopougon devant des milliers de personnes. Etes-vous membre du PDCI ?
Non Madame ! Des gens comme moi n`ont pas le droit de militer dans un parti politique. J`ai une dette envers "Le Nouveau Réveil", Le Président BEDIE et le Président du Conseil Général de Tiassalé, M. BITTY Kokora Pierre. C`est eux qui ont payé les honoraires de vos avocats ? Ils sont au nombre de huit (8) pour vous seul !
Les avocats qui m`ont défendu n`ont pris de l`argent à personne. C`est DIEU qui a payé leurs honoraires et il leur paiera ces honoraires jusqu`à la fin des temps. D`ailleurs, quand je sortirai de prison, j`irai demander à Maître Claude MINTENON de m`accorder le privilège de donner son nom à mon fils.
J`ai lu sur Internet des textes très durs sur certains dirigeants du FPI. Vous ne pensez pas que cela a contribué d`une certaine manière à votre condamnation ?
Peut-être ! Mais je n`ai pas écrit de textes trop durs sur certains responsables du FPI. J`ai reproché à M. AFFI N`guessan d`avoir fait des promesses à des enfants de 6 ans dans mon village en Avril 2007 qu`il n`a pas tenues. J`ai reproché à M. Mamadou KOULIBALY d`avoir affirmé devant des députés burundais que "Le racket était une annexe de la sécurité ". Cela m`a choqué et je n`ai pas pu m`empêcher de réagir. Le racket étant un délit. Quant à M. OULAYE Hubert, c`est lui qui m`a attaqué en premier. Je n`ai donc rien contre les dirigeants du FPI, pris individuellement. J`ai par ailleurs écrit sur le Président BEDIE et sur le Premier Ministre SORO Guillaume.
En revanche, j`en veux aux refondateurs pris globalement pour 4 raisons :
Je leur reproche premièrement d`avoir joué avec notre vie, avec notre sécurité et avec la sécurité de notre pays. On leur a dit que des gens s`apprêtaient à attaquer notre pays ; mais occupés à piller vite, vite, vite les caisses de l`Etat, ils ont livré notre pays aux pilleurs. Puis, une fois la guerre survenue, ils l`ont utilisée en s`entourant de complices, pour escroquer les Ivoiriens.
Deuxièmement, je leur reproche d`avoir banalisé la vie humaine. Vous savez qu`on tire maintenant à balles réelles sur des ménagères aux mains nues. Troisièmement, je leur reproche d`avoir sciemment utilisé le prétexte de la guerre pour détruire notre pays sur le plan moral. Même à l`école primaire, les enfants sont convaincus de ce que seuls la tricherie, la corruption, l`achat de faux diplômes peuvent faire avancer. C`est gravissime !
Quatrièmement enfin, je leur reproche d`avoir institutionnalisé la Médiocrité avec un grand M s`il vous plaît Madame. J`aurai l`occasion de développer tout ceci dans un lieu plus approprié.
Vous allez continuer à écrire à votre sortie de prison ? Si oui, ne craignez-vous pas d`y revenir ?
Vous savez Madame, le meilleur moyen de faire taire des gens comme moi, ce n`est pas la prison. Pour me faire taire, il faut tout simplement supprimer mes sources d`inspiration, c`est-à-dire les pratiques honteuses qui alimentent mes écrits. Je veux parler de la corruption institutionnalisée, du racket institutionnalisé, de la pauvreté et de la misère grandissante mais banalisée, de l`argent qui a acquis depuis 8 ans plus de valeur que la vie humaine ; alors que notre seule justification, s`il en est de respecter l`éminente dignité de la personne humaine
Etc.
Vous continuerez à parler de la corruption, de la justice ?
Vous parlez de corruption ! Depuis que je suis en prison, j`entends et je lis beaucoup de choses sur la corruption de la justice ivoirienne. Les gens parlent tous de corruption de la justice ivoirienne. Mon opinion sur la question a beaucoup évolué depuis que je suis en prison et plus les jours passent, plus je suis heureux parce que les preuves s`accumulent. La MACA est une véritable mine d`informations et je demande à DIEU de bénir celui qui m`a envoyé ici. Non, je ne parle plus de corruption ; à présent, je parle de criminalité. J`aurai l`occasion d`en parler aux Ivoiriens avec preuves à l`appui. Vous ne craignez pas pour votre avenir professionnel ?
Vous allez avoir un casier judiciaire sale comme on le dit !
Bien au contraire, cet emprisonnement va me permettre de réaliser mon destin, ne serait-ce qu`en vendant les choses que je suis en train d`apprendre ici, à travers le monde rien qu`en utilisant ma plume. N`oubliez pas que la plupart de nos dirigeants actuels sont des ex-pensionnaires de la MACA et donc des ex-prisonniers. Non ! Mon casier judiciaire ne sera pas un obstacle parce que je ne crois pas un seul instant qu`il y ait des employeurs qui seraient inquiets de recruter dans leur entreprise quelqu`un qui déteste la corruption et le racket.
Que pensez-vous de la jeunesse ivoirienne ?
La jeunesse ivoirienne n`a plus de repères. Elle ne réfléchit plus. Elle veut " manger ", ici et maintenant, par tous les moyens, comme on le lui enseigne depuis 8 ans. Elle a été profondément emprisonnée, endoctrinée sur le plus moral. On lui a fait comprendre que l`argent a plus de valeur que la vie humaine. On lui a fait comprendre que pour réussir dans ce pays, tous les moyens sont bons ; y compris les meurtres et les assassinats. On lui a fait comprendre qu`il lui faut faire la politique pour s`enrichir rapidement et les exemples ici sont légion; plutôt que de l`orienter vers la culture de l`entreprise, facteur de développement et aussi de stabilité. Le drame, c`est que la jeunesse ne semble pas prendre conscience de ce que son avenir n`intéresse pas nos dirigeants. Il y a quelques mois, le laboratoire de génétique de l`Université d`Abobo-Adjamé a complètement brûlé. Cela n`a ému personne. Quelques jours plus tard, un bâtiment de la RTI a pris feu. On a vu toutes les autorités de ce pays avec le chef de l`Etat en tête, y compris même les autorités religieuses et mystiques se succéder à la RTI pour pleurer avec les malheureux dirigeants de notre télévision, pour leur témoigner leur soutien et leur compassion à la suite d`un drame aussi terrible pour la nation ivoirienne. Mais dans quel pays sommes-nous ? Un bâtiment de la RTI a plus d`importance que l`avenir de la jeunesse ivoirienne. Ce fut un message très fort envoyé à la jeunesse par nos autorités. J`ai suivi tout cela depuis ma cellule et ça m`a rendu très malheureux.
Quel avenir entrevoyez-vous pour votre fils ?
Les dirigeants cupides de ce pays ont hypothéqué l`avenir de ma génération en nous laissant en héritage une société ravagée par la corruption, le racket, l`injustice, le népotisme, la gabegie, les détournements de deniers publics, la pauvreté, la misère, la tricherie, la prostitution des mineurs de 12 ans, bref, le chaos ; une société totalement calcinée par les flammes de la dégradation morale et où règnent en maîtres absolus les faux modèles qui s`apprêtent au vu et au su de tout le monde, à prendre la relève pour parachever la décapitation de notre société. Je ne les laisserai pas hypothéquer également l`avenir de mon fils.
Que souhaitez-vous que je dise aux Ivoiriens d`Angleterre ?
Nous avons une association et…
Dites-leur que les faux modèles ont triomphé au pays avec les honneurs du jury. Dites-leur qu`ils sont en train de brouter toutes les ressources du pays. Dites-leur qu`il n`y a plus d`école ici et que les enfants de pauvres n`ont plus aucune chance de travailler dans l`administration publique ivoirienne quels que soient leurs diplômes à cause de la corruption. Dites-leur qu`on ne peut plus acheter du vivrier à cause du racket. Dites-leur de supplier les Chinois et les Thaïlandais afin qu`ils augmentent leur production de riz pour que les policiers arrêtent de tirer sur les ménagères affamées. Dites-leur enfin que les jeunes ivoiriens affamés préfèrent se réfugier en prison. Comme vous pouvez le voir vous-même Madame, il y a un véritable malaise au sein de notre société. Je suis en prison depuis 4 mois et j`ai observé qu`il y a en moyenne 40 jeunes qui arrivent ici chaque jour. C`est le témoignage de la faillite de notre société. La jeunesse est en prison et les doyens (les vieux) sont en ville. Dites-leur que l`heure du combat intellectuel a sonné. Merci Madame.
“Assalé a un grand destin”
J`ai discuté avec ASSALE Tiémoko Antoine pendant environ une heure. A aucun moment de notre entretien, il n`a parlé de sa libération. Ce jeune homme est une promesse de lumière. Il a le profil de ceux qui ont un grand destin. La prison est en train de produire ses effets sur ses opinions : il se radicalise. Reste à savoir si cela est une bonne chose pour ceux qui l`ont conduit en prison. Pour la Côte d`Ivoire, cela ne fait l`ombre d`aucun doute ; c`est une excellente chose.
Evelyne Apo N`CHO
Ivoirienne résidant en ANGLETERRE
E-mail : evelyneapo95@yahoo.fr
eveapo-happy95@hotmail.fr
Leconservateur - 01/04/08 -
Le procès du président d’une ONG de lutte contre les injustices et le chômage a drainé du beau monde, aujourd'hui au tribunal d’Abidjan Plateau. Douze mois d’emprisonnement ferme et 50 mille francs d’amende. Telle est la peine requise aujourd'hui par le juge contre Assalé Tiémoko Antoine. Jeune Ivoirien âgé de 30 ans, l’homme est poursuivi pour outrage à magistrat et diffamation contre un corps constitué. Hmmm!!!
Leconservateur s'inquiète particulièrement de la multiplication des arrestations, des procès intentés aux journalistes et autres Leaders d’Opinion qui ont critiqué et qui critiquent les maux de la societé ivoirienne.
Les autorités ivoiriennes s’attaquent depuis à la jeunesse ivoirienne dont KKB, et le jeune ASSALE TIEMOKO ANTOINE et une dizaine de jeunes (membres de son ONG).
LeConservateur estime qu'ASSALE TIEMOKO ANTOINE est un prisonnier d'opinion, détenu en raison de ses responsabilités au sein de la jeunesse consciente et sans preuves de sa participation à des actes de violence et d’outrage à magistrat et diffamation envers les autorités.
Le Nouveau Réveil - N°1806 - samedi 29 décembre 2007 -
C'est fait. Assalé Tiémoko Antoine, président de "Ma vie est dans ma prise de conscience" est depuis hier soir à la MACA. Pour 15 jours au moins avant d'être jugé. Convoqué au commandement supérieur de la gendarmerie jeudi dernier, où il a été gardé à vue, Assalé Tiémoko a été déporté hier dès 10 heures, menottés au parquet. Pour être entendu par le procureur de la République. Du moins, c'est l'information livrée par le commandement supérieur de la gendarmerie. C'est finalement à 16h30 que sorti de sa cellule, il a dû être auditionné. " Mon audition n'a duré qu'une seule minute. Le procureur m'a simplement demandé si j'étais l'auteur de l'article paru dans "Le Nouveau Réveil". Quand je lui ai répondu par l'affirmative, il m'annoncé que je devrais être déféré à la MACA pour être jugé dans 15 jours. " Nous a confié au téléphone Assalé. Qui a pris soin de nous indiquer que les chefs d'accusations retenus contre lui sont, outrage à magistrat et diffamation envers les autorités. Ce, à travers un article publié dans "Le Nouveau Réveil" N° 1795. Au téléphone, il a noté qu'à la gendarmerie comme au parquet, il était marqué sur ses dossiers la notion "confidentielle". Que peut cacher cette indication, continue-t-il de s'interroger encore dans sa cellule ? En ces moments difficiles, vivement que les Ivoiriens qui se reconnaissent dans ses écrits se mobilisent. Parce que hier hélas, bien qu'ils aient été informés, c'est seulement une dizaine de jeunes (membres de son ONG) qui étaient au parquet. Dépaysés, démunis et ne sachant à quel saint se vouer. Et c'est dommage, parce qu'à cette allure, la note risque d'être salée pour notre jeune chroniqueur.
Paterne Ougueye Yves
Notre Jeune frère Assalé Antoine a été convoqué par la Brigade de Recherche
Assalé Tiémoko Antoine - Président de l’Association MVPC -
Ce matin, j'ai réçu un appel du commandant ETTE, commandant de la brigade de recherche. Je suis convoqué cet après midi (27 décembre 2007) à 16 heures au commandement supérieur, pour être entendu sur un document fait par moi et publié dans le nouveau réveil du vendredi 14 décembre 2007. Ce document était intitulé, La Justice, Les criminels et la corruption. Il semble que ce document inquiète sérieusement certaines personnes au parquet d'abidjan plateau.
Je ne sais pas ce qu'on me reproche réellement, mais je pense que j'ai de bonnes raisons de m'inquièter pour ma liberté et peut-être même pour ma vie parce que nous sommes dans un pays plutôt bizarre où toutes les violations des droits et libertés des citoyens sont monnaie courante.
A BIENTOT PEUT-ETRE
LE COMBAT CONTINUE
ASSALE TIEMOKO
Assalé Tiémoko Antoine - Président de l’Association MVPC -
"J'étais en déplacement et je ne suis arrivé que aujourd'hui pour en principe repartir demain.
En principe parce que ce matin j'ai été convoqué par la Brigade de Recherche et je dois m'y rendre à 16 heures pour être entendu sur un document fait par moi et publié dans le Nouveau Réveil du vendredi 14 décembre 2007. Ce document parlait de la corruption dans la justice et c'était juste une fiction avec des noms qui n'ont aucun rapport avec la réalité.
Mais il semble que ce document ait inquièté des gens au parquet d'Abidjan et une enquête est ouverte sur moi. Normalement, je n'ai aucune inquiétude à me faire mais nous sommes dans un pays bizarre et j'ai de bonnes raisons de craindre pour ma liberté"
Assale Antoine
L'article de Mr Assalé Antoine: Entre nous… La justice, les criminels et la corruption
Nouveau Réveil - 14/12/2007 -
Il était une fois, un pays situé en Afrique de l'ouest et nommé la Côte des Mastodontes. Jadis, ce pays était considéré par le monde entier, comme l'un des pays les plus stables au monde. Ses habitants avaient fini par se convaincre que leur pays était un pays béni de Dieu. Ils étaient tellement convaincus d'avoir la main du Tout Puissant sur eu
x, qu'ils oublièrent d'observer les interdits et s'abandonnèrent dans tous les vices dont un, que Dieu détestait particulièrement à savoir, la corruption. Ils étaient si corrompus que les témoignages sur leur corruption remontèrent jusqu'à l'Eternel. Ce qui le rendit très furieux. Et cela d'autant plus que ses représentants, c'est-à-dire les hommes de Dieu, qui avaient pour mission divine de conduire ses enfants sur le chemin de la morale et de l'éthique, s'étaient abandonnés eux aussi dans le fléau de la corruption. Une telle chose rendit l'Eternel très, très malheureux. Il s'assit au bord de sa boule bleue et observa le comportement des habitants de la Côte des Mastodontes. Il vit des forces de l'ordre dont la mission était de protéger le pays et ses habitants, laisser entrer des armes, après avoir reçu des espèces sonnantes et trébuchantes. Il vit une sage-femme laisser mourir une femme en travail, parce que son mari n'avait pas fait la preuve de sa "capacité à parler français". Il vit des médecins de garde dans des hôpitaux publics abandonner leurs malades pour se rendre dans des cliniques privées. Il vit des hommes de Dieu organiser chaque jour et chaque nuit de grandes cérémonies de prière, dans l'unique objectif de s'enrichir au détriment de leurs fidèles. Il vit certains d'entre eux se faire inviter nuitamment à la table des hommes politiques et sortir de leur domicile avec de grosses enveloppes d'argent. Il vit l'administration du pays basculer dans la corruption et fut encore plus malheureux de voir des procureurs et des juges s'abandonner aussi dans le mal. Devant un spectacle aussi pitoyable, plusieurs questions se bousculaient dans la tête de l'Eternel. Punir toute la population ou descendre pour séparer les bons grains de l'ivraie ? Il opta pour la deuxième solution. C'est ainsi qu'il décida de descendre pour dresser la liste des corrompus et des honnêtes du pays des Mastodontes, en commençant par la justice. Il se rendit dans la capitale économique du pays, capitale économique située au bord d'un beau cours d'eau surplombé par deux célèbres ponts. Une fois dans la capitale, il se rendit directement au Ministère de la Justice et découvrit que, en dehors de la Direction des affaires pénales et de la Direction des affaires civiles, tous les autres services et hauts cadres de ce Ministère sont corrompus jusqu'à la moelle épinière. Ces hauts cadres prennent de l'argent aux prisonniers de la prison civile en leur promettant de faire pression sur les juges d'instruction en charge de leur dossier, afin que ces derniers manipulent la procédure et maquillent les crimes en délit pour minimiser leurs peines. Alors que, écœuré, l'Eternel allait sortir du Ministère, il vit une dame remettre la somme de 750 mille francs à un cadre pour obtenir l'accélération de la libération provisoire de son mari emprisonné à la prison civile de la capitale. Il prit le nom du fonctionnaire corrompu et sortit du Ministère de la justice, les larmes aux yeux. Du Ministère, il se rendit non loin de là, au tribunal de première instance, directement dans le bureau du procureur de la république, le procureur Moukki. Là, il vit la secrétaire du procureur, une charmante demoiselle répondant au prénom de Cilecé, recevoir la somme de 500 mille francs, des mains d'une dame qui intervenait pour le compte d'un parent emprisonné. Assis confortablement dans un fauteuil, Dieu vit la même scène se produire à six reprises. Il chercha à comprendre la raison de ce commerce honteux dans le bureau du procureur de la république d'un pays. Il découvrit que le procureur prenait de l'argent aux parents des prisonniers pour leur libération provisoire ou sous caution, en fixant la caution au mépris de la loi après avoir reçu sa part. Il peut ainsi faire passer une caution légale de 10 millions à 2 millions après avoir reçu 1 ou 2 millions de la part des parents du prévenu. Dieu prit alors le nom du procureur ainsi que celui de sa secrétaire, véritable plaque tournante de la corruption et femme de mains du procureur de la république. Il se rendit dans les bureaux des autres procureurs et partout, c'était la même scène. Il prit deux feuilles. Sur la première, il nota les noms des procureurs et des juges d'instruction corrompus des tribunaux de première instance de la capitale économique du pays des Mastodontes, à savoir les procureurs Moukki, Mblei, Moab Noîtbé, Lébada, Gosinbolé Selarch et les juges Néko Reimabou, Néko Douma Ma, Upio et Maba. Devant leur nom, l'éternel nota ceci : Ils libèrent les criminels pour de l'argent. Ils commettent un double péché. Sur la deuxième feuille, Dieu nota les noms des procureurs et des juges d'instructions des tribunaux de première instance de la capitale qui sont au dessus de tout soupçon et qui font honnêtement et correctement leur travail, à savoir, les procureurs Taraouat Soufyou, Iladé Liswil, les juges Fifko Oukadio, Eigu Halienat, Icssé Nisselo, Icssé Makina, Oukadio Kémoua et Hiriza. L'éternel mit devant leur nom, la phrase suivante : "J'élèverai ces juges et je bénirai pour des siècles et des siècles, leurs progénitures". Enfin, Dieu se rendit à la prison civile de la capitale pour interroger les prisonniers sur les pratiques qui y avaient cours. Leurs réponses lui fendirent le cœur. Il apprit que certains qui n'avaient commis que de petits délits passibles au maximum de quelques mois de prison, étaient maintenus dans cette prison inhumaine depuis plusieurs années sans jugement, tout simplement parce qu'ils n'avaient personne pour les aider ou parce qu'ils n'ont pas assez d'argent pour acheter leur liberté dans les mains corrompues d'un procureur de la république ou d'un juge d'instruction. Il apprit également que de grands criminels, des assassins, des violeurs multi récidivistes qui méritaient au minimum de passer le reste de leur vie en prison, s'en tiraient avec seulement, 1, 2, 3 ans de prison par la magie de la manipulation des procédures et des lois, manipulations opérées par des juges d'instruction et des procureurs de la république corrompus par les criminels. Très bouleversé par tout ce qu'il venait d'apprendre, Dieu sortit de la prison et s'éloigna. Quelques mètres plus loin, il s'arrêta, jeta un dernier coup d'œil sur cette prison construite pour 1500 prisonniers et où vivaient à présent, entassés comme des bêtes, 5000 prisonniers dont certains n'avaient commis aucun crime et se retrouvaient enfermés, tout simplement parce que celui à qui ils avaient affaire, avait assez d'argent pour acheter une décision de justice ou connaissait le procureur de la république, procureur qui enferme et libère en fixant les cautions non pas selon la loi, mais selon la tête du justiciable, transformant ainsi la justice en injustice au service des forts. Dieu sortit de sa poche la liste des procureurs et des juges corrompus de la capitale économique et hésita entre deux solutions : prendre sur le champ un décret irrévocable pour bouleverser à jamais leur vie ou leur accorder une seconde et dernière chance. Dans sa grande miséricorde, il décida de leur accorder une seconde chance. Une fois retourné dans son royaume céleste, il envoya un courrier aux procureurs et aux juges d'instruction corrompus de la capitale économique, avec ampliation au Ministre de la Justice, au Président de l'Assemblée Nationale, à tous les procureurs et juges du pays, aux hommes de Dieu, au peuple et au Président de la République.
Le courrier contenait le message suivant : Vous êtes une génération méchante et corrompue. Votre corruption est montée jusqu'à moi l'Eternel. Si vous ne vous repentez pas, bientôt, je bouleverserai votre vie. Ainsi parle l'Eternel". Je reçus copie de cette lettre le vendredi 7 décembre 2007 à 23 heures 30 minutes. Cette histoire est une histoire vraie. Les personnages cités existent réellement, mais toute ressemblance n'est que pure coïncidence. Combattons la corruption.
ASSALE TIEMOKO ANTOINE
PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION MVPC
antoineassale02@yahoo.fr
http://antoine-desovy.over-blog.com
www.e-monsite.com/prisedeconscience
APPEL A LA LUTTE CITOYENNE CONTRE LA CORRUPTION
Assalé Tiémoko Antoine - Président de l’Association MVPCChers frères et sœurs ivoiriens,
Voici quelques expressions qui nous sont familières : faire le couloir, fais-nous fait, mouiller la barbe, graisser la patte, parler français, cause, tu manges je mange, être dans le contexte, le travaillement, il faut accoucher etc. Elles véhiculent toutes, une seule et unique notion : LA CORRUPTION.
En effet, est-ce normal que ceux qui composent à l’occasion d’un concours échouent tandis que ceux qui ne sont pas soumis aux épreuves soient admis parce qu’ils ont un soutient influent ou qu’ils ont payé les organisateurs en espèce ou en nature ? Qu’en est-il du mérite et de la compétence ? Est-ce normal qu’on ne puisse pas être adjudicataire d’un marché sans avoir payé de pots de vin ? Est-ce normal qu’à l’issue de l’exécution d’un marché, on ne puisse être payé qu’après avoir consenti à reverser un certain pourcentage du prix au payeur ? Est-ce normal que de façon ostentatoire, les forces de l’ordre exigent leur « ça suffit » aux automobilistes. Est-ce normal que certaines décisions de justice ne soient que de simples transactions, au mépris de l’application du droit ? Est-ce normal qu’on laisse mourir un malade à l’hôpital parce qu’il n’a pas d’argent ou qu’il n’a pas de personnalité influente pour intervenir à se faveur ? Est-ce normal que les matières premières, notamment le café et le cacao soient payés en dessous du prix fixé par les autorités compétentes ? Est-ce normal qu’on exige d’une femme son corps avant qu’elle ne puisse bénéficier des droits qui lui sont reconnus par la loi ? Est-ce normal, est-ce normal ? Nous pourrions à l’infini, égrener ces forfaits.
Notre pays est corrompu parce que nous le sommes. Peut-être même que l’air que nous respirons l’est aussi. Selon Transparency International, une ONG internationale de lutte contre la corruption, la côte d’ivoire est 151ème sur 163 pays classés par ordre de mérite, au plan de la probité et le 6ème pays le plus corrompu d’Afrique après le Soudan, la RDC, le Tchad, la Guinée et la Guinée Equatoriale. Pendant ce temps, le PNUD, dans son rapport 2006 sur le développement humain largement influencé par la corruption, situe notre pays au 164ème rang sur177. En somme, nous sommes dernier. Quelle honte ! Tous ces constats ne sont-ils pas révoltants ? Si nous ne faisons rien, la guerre dont nous sommes en train de sortir péniblement et qui a certainement exacerbé ces pratiques honteuses et néfastes, ne sera rien à côté de celle que nous préparons par nos actes répréhensibles, nos comportements ou notre silence à la fois coupable et complice. Il faut réagir et agir.
Vous avez sans doute lu quelque part ou entendu parler des contributions que je fais paraître dans la presse écrite, notamment dans le Nouveau Réveil et Fraternité Matin, pour dénoncer ce fléau en interpellant tous les ivoiriens, y compris le chef de l’Etat. J’ai créé dans la même vaine, une Association pour mener la lutte sur le terrain en collaboration étroite avec l’ONG Côte d’ivoire Contre la Corruption de monsieur Paul Agodio.
Nous sommes donc des ivoiriens qui souffrons pour notre pays, pour son image et celle de ses habitants. Ces organisations sont physiquement représentées dans votre quartier, votre village, sur votre lieu de travail par des comités de base comprenant chacun 15 à 30 personnes. 10 Comités de base constituent une section. A Abidjan, plus de trois sections forment une coordination. A l’intérieur du pays, la coordination regroupe toutes les sections du département. Ce sont des points de ralliement et de résistance à la corruption. Ce sont les premières brigades de lutte. La corruption prospère parce que les victimes n’ont pas de recours. Elles sont seules, abandonnées à elles-mêmes. Désormais, votre recours, c’est la chaîne de solidarité que nous tissons.
Rejoignez ces comités de base, ces sections, ces coordinations. Vous aurez d’autres informations concernant la lutte. Si ces brigades n’existent pas encore dans votre milieu de vie, créez-les. Vous en avez la permission et surtout le droit. De toutes les façons, vous rencontrerez au hasard de vos évolutions quotidiennes, des personnes qui vous informeront. Nous sommes nombreux. Vous n’êtes plus seuls. Sachez-le. Mais, si d’une manière ou une autre, vous ne pouvez participer physiquement à la création de votre comité, vos conseil, vos observations et toutes vos aides de quelques nature que ce soit seront utiles à la lutte. Prenez part à ce combat, ne le boudez surtout pas. C’est pour notre pays, pour nous-mêmes peut-être mais surtout pour nos enfants et nos futurs enfants à qui nous n’avons pas le droit de laisser en héritage, par notre silence et nos compromissions, une société immorale où ne survivront que les plus forts, comme dans la jungle.
Ce combat n’est pas politique et ne peut en aucun cas être politique. Il n’est dirigé contre aucun pouvoir, justement parce que nous voulons nous appuyer sur les décideurs politiques pour entamer la réforme de notre Administration.
La philosophie de notre lutte est donc la suivante :
1- INDEPENDANCE
. Vis-à-vis du pouvoir politique
. Vis-à-vis du pouvoir d’argent
2- Partenariat avec le pouvoir politique : 3 raisons
. La corruption date de longtemps et aucun pouvoir ne peut en être le seul responsable
. L’indexation du pouvoir pourrait entraîner des affrontements qui nous feraient perdre inutilement du temps et nous éloigneraient de la vraie lutte contre la corruption.
. C’est le pouvoir qui va mettre en œuvre la réforme de l’Administration.
3- Professionnalisme
. Un professionnel, c’est quelqu’un dont les prises de position sont crédibles car souvent documentées.
Comme vous le voyez, nous avons une idée claire de ce que nous voulons faire et nous voulons vous amener à comprendre réellement, la nécessité qu’il y a à combattre avec la plus grande détermination, ce fléau qui, contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, est l’une des plus graves menaces contre la stabilité de notre pays. Il suffit pour s’en convaincre, de se demander comment les armes qui ont endeuillé notre pays un certain 19 septembre 2002, sont parvenues au cœur de la République c’est-à-dire à Abidjan.
Il suffit pour s’en convaincre, de penser aux déchets toxiques qui ont été déversés dans notre pays. Il n’y a que la corruption qui peut expliquer de telles choses.
Ce combat vous concerne donc.
Prenez contact avec nous et vous aurez plus d’informations sur la manière dont nous comptons procéder et sur la manière dont vous pouvez participer le plus efficacement.
Merci. Assalé Tiémoko Antoine
Président de l’Association MVPC
antoineassale02@yahoo.fr
LA FILIERE TRESORIENNE DE LA CORRUPTION EN CÔTE D’IVOIRE
ASSALE TIEMOKO ANTOINE
Selon le rapport 2006 de l’ONG Transparency International, la Côte d’ivoire est le neuvième pays le plus corrompus au monde et le sixième pays le plus corrompus en Afrique derrière la Guinée, le Soudan, la RDC, le Tchad et la Guinée équatoriale.
Avant de revenir à la côte d’ivoire, disons un petit mot sur le Tchad où se déroule en ce moment l’une des affaires les plus scandaleuses que l’Afrique ait jamais connue après celle des déchets toxiques en côte d’ivoire. Cette affaire dans laquelle est impliquée une ONG appelée l’Arche de Zoé qui a manqué « d’expédier » en France 103 enfants tchadiens présentés comme des orphelins, n’aurait jamais eu lieu si le Tchad n’était pas un pays corrompu.
Au-delà de toutes les déclarations indignées ou feintes des autorités Tchadiennes, ce scandale ne trouve son explication que dans la corruption qui gangrène ce pays qui est le deuxième le quatrième pays le plus corrompu en Afrique.
En côte d’ivoire, les ivoiriens que nous sommes avons déjà fait l’expérience des dangers que représente la corruption pour les populations d’un pays. Il suffit de penser aux déchets toxiques pour s’en rendre compteQuand on dit que la côte d’ivoire est l’un des pays les plus corrompus au monde, on nous répond que cela existait avant et que nos autorités ont d’autres chats à fouetter. Beaucoup de choses ont été écrites et dites ces derniers temps sur la corruption dans notre pays et notamment, dans les concours administratifs.
Le 17 octobre dernier, pour la première fois, le problème de la corruption dans les concours administratifs a été posé à un chef d’Etat ivoirien, en l’occurrence, le président Gbagbo, lors de son interview télévisée. Il n’est plus nécessaire de revenir sur les réponses que le chef de l’Etat a données sur la question. Tout ce qu’on peut dire, c’est que les vendeurs de concours qui ont leur siège social dans nos ministères (Fonction Publique, Défense, Intérieur, Education nationale, santé, Eaux et Forêts… ), continuent de sabler le champagne après l’intervention du chef de l’Etat.
En attendant que l’on sache ce que notre Ministre de la Fonction Publique a bien pu dire au chef de l’Etat sur ce qui se passe à l’ENA qui est l’épicentre de la corruption, c’est nous qui dénonçons l’existence de cette pratique qui passons pour les nuls et les fainéants, incapables de réussir le moindre petit concours. Car, si notre président qui est au courant de tout ce qui constitue une menace pour notre pays n’est au fait de la corruption dans l’organisation des concours administratifs, c’est que c’est nous qui racontons des histoires.
Repondre
Commentaires (17 Poster)
-
Posted by vision,je voudrais avant toute chose, féliciter nos frères qui ne cessent de critiquer, de dénoncer, les abus, les crimes sociales et autres mots qui fragilisent la société Ivoirienne. Ce qui est d\'ailleurs normal. Dans un pays ou les intellectuels et les diplômés qui devraient pouvoir critiquer ces abus ont choisis le silence. Mais je crois qu\'en s\'exposant de la sorte, qu\'en voulant dire plus haut ce que pleins d\'hommes disent bas; il nous faut savoir que nous encourons beaucoup de risques. Car nous savons bien que ceux qui ne parlent pas c\'est parce qu\'ils ne veulent pas finir mal. il est également important pour ceux qui ont les courage de dénoncer qu&quot;il aient les preuves à l\'appui. Il est vrai que le peuple à besoin d\'éclaireurs mais pas les flatteurs . IL nous faut soutenir nos positions avec des preuves irrévocables, incontestables et vérifiables. IL ne servira absolument à rien de blasphémer, de mentir, de dire du n\'importe quoi sans vraiment dire quelques choses (le cas de KKB). Celui là pour moi n\'est digne de représenter cette jeunesse soucieuse et consciente de l\'enjeu politique de leur parti. Il faut nous faut dénoncer pour dire quelque chose et non pas dire des futilités pour se faire connaitre . Je respect le combat d\'Assalé Antoine Tiemoko car lui au moins sont combat est noble. Mais que ceux qui n\'ont absolument rien à dire se taisent et nous laisse réfléchir, méditer sur les paroles d\'Assalé qui pour nous est un exemple. Que les politiques évitent de nous intoxiquer la vie.
-
Posted by GNAHOUA DE MINNESOTA,Je voudrais d\'entrer de jeux saluer le courage du frere Assale pour le travail eminent entrepris, un travail qui l\'amene a assumer des charges de lourdes responsabilites. Quand on s\'adonne a ce genre de travail, il faut souvent s\'attenndre aux retombes quand on manque de preuves pour se justifier. La justice doit reellement faire son travail car nul n\'est au-dessus de la loi. Que les ivoiriens ne s\'affolent pas quand la justice decide de se mettre au travail. S\'agissant de KKB, je ne pense pas que ce jeune puisse donner d\'exemples a la jeunesse du PDCI qui veut sortir de l\'ordinaire. La politique est un metier noble qui demande beaucoup d\'espertises, d\'etudes et d\'experiences. Avec cette politique de chifrre en zero, KKB eternira son image. Qu\'il sache que le probleme de la guerre de Guebie est reconnue de par le monde entier. Les Preuves: Ouassenan , Leon Konan Koffi, Bakayoko, ...et Notre illustre President Felix Houphouet Boigny apix a son ame ont les preuves. Entre le Bete et le Baoule, il ne faut jamais se mettre au milieu car ils sont comme la langue et les dents. Le baoule est le peuple. Quand mon jeune frere KKB parle de 3000 baoules tues a Gagnoa, il devrait nous situer avec plus de preuves pour faire tenir le mensonge. Entre les baoules, il ya les pro-baoules betes, les pro-baoules FPI, les pro-baoules baoules. Ces 3000 baoules tues proviendraient sans doute des palabres engages par ces differents personnes citees en reference ci-dessus pour la cause de leur appartenance politique. Parmi les betes, il ya des PDCI MAIS ON S\'EST JAMAIS BATTUS car il faut toujours respecter le choix de l\'autrui. Que le petit frere parte demander pardons aux betes de Gagnoa qu\'il aurait porte atteinte. Qu\'on oublie pas si vite l\'histoire de la Cote D\'Ivoire. Cherchons a aller a la paix que de chercher la vraie verite dans les poubelles. Mettons le passe de cote pour construire le present. Cessons de spolluer les esprits de tribalisme de nos enfants qui veulent apprendre de nous pour mieux se comporter dans la vie active. Que Dieu benisse la Cote d\'Ivoire.
-
Posted by VAL KASSI,VAL K-A En tout cas ,je vous encourage. Je ne suis plus fière de mon pays depuis que la guerre a éclaté. Mais je suis fière de certains Ivoiriens comme ceux qui ont ce courage de dénoncer les maux qui minent la CI , qui prennent conscience de la situation dans laquelle notre pays est plongé et qui veulent un véritable changement de mentalité. Dieu vous bénisse et vous soutienne dans votre lutte
-
Posted by Christiane Djahuie,Ce jeune homme force mon respect pour ses prises de positions courageuses en faveur des jeunes ivoiriens pris dans l'étau de la mauvaise gouvernance du pouvoir en place, et de l'irresponsabilité que les hommes politiques ivoiriens ont en partage. Dans ce pays où les intellectuels choisissent de se taire, où le peuple muet comme une carpe, se prête aux jeux macabres de ses dirigeants, Assalé Tiémoko Antoine a refusé de participer à la regrettable conspiration du silence. Cela lui vaut aujourd'hui un séjour derrière les barreaux où il partage sa cellule avec des criminels. Son crime à lui : il a osé dire " Non ". Non à la misère, non à la corruption, non à l'injustice, non au chômage, non au pillage des ressources de notre pays, non au train de vie scandaleux de l'Etat. Est-ce donc là , le sort que la Côte d'ivoire réserve à ses jeunes ? A ceux qui portent l'avenir de la nation? Doit-on être mis aux arrêts parce qu'on s'inquiète du profond drame social que vit la jeunesse ivoirienne ?


