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Ivoirenews.net - Le Groupe parlementaire PDCI : “Cas Assalé Tiémoko : les derniers soubresauts d`un régime totalitaire agonisant”

Le Groupe parlementaire PDCI : “Cas Assalé Tiémoko : les derniers soubresauts d`un régime totalitaire agonisant”

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Le Nouveau Réveil - N°1817 - samedi 12 janvier 2008 -
Cela ne fait l'ombre d'aucun doute, la refondation est en train de faire ses adieux à la Cote d'Ivoire. Cependant, elle dispose encore d'une grande capacité de nuisance et il faut craindre les dérives totalitaires d'un système qui continue de mettre la justice ivoirienne en coupe réglée. Les innocents sont châtiés avec une rare sévérité quand les méchants et les vrais criminels reçoivent honneurs, gloires et protections.

Pour une offense au chef de l'État non établie, le Ministre-Député KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI a été traîné illégalement devant les tribunaux de longs mois durant pour se voir infliger finalement une peine d'emprisonnement de deux mois avec sursis.

Aujourd'hui, c'est le tour d'un jeune étudiant s'essayant à la littérature, d'écoper de 12 mois d'emprisonnement ferme pour un soi-disant outrage à magistrat.

Pourquoi notre justice est-elle sans pitié à l'égard des innocents alors que des criminels avérés vaquent à leurs occupations et jouissent totalement de leurs libertés?

En effet, on peut dire que la justice ivoirienne fonctionne à merveille, puisqu'elle n'a pas hésité à s'emparer d'un jeune écrivain pour le faire croupir en prison pendant 12 mois. Mais les Ivoiriens sont en droit de se demander ce qu'a fait cette justice dans des cas avérés tels que :

- l'importation volontaire de déchets extrêmement toxiques qui ont tué une vingtaine d'ivoiriens et empoisonné des dizaines de milliers d'autres,
- le détournement de 100 milliards de la filière café cacao pour l'achat fictif d'une usine au USA,
- l'attentat contre l'avion du Premier Ministre Soro K. Guillaume,
- La bastonnade des magistrats à leur siège ainsi que le vol et le pillage de leurs biens,
- La destruction volontaire de Ivosep pour un simple déplacement d'heure de levée du corps d'un membre de la Fesci, etc. etc.
Le crime du jeune ASSALE TIEMOKO, c'est d'avoir écrit que dans un pays appelé "République des mastodontes, la justice s'était abonnée au racket et à la corruption et que le Procureur de cette République s'appelle Moukki. Il n'en fallait pas d'avantage pour déchaîner l'ire du procureur Tchimou de la République de Côte d'Ivoire. S'il y a eu effectivement outrage à Magistrat de la part du jeune ASSALE TIEMOKO, ce ne serait qu'à l'égard de magistrats de la Côte des Mastodontes. Pourquoi notre justice s'est-elle sentie concernée par le récit prosaïque du jeune écrivain ? Les pratiques dénoncées par ASSALE TIEMOKO auraient-elles effectivement cours en Côte d'Ivoire ? L'auteur ne l'a pas dit et de toutes les façons, l'auteur d'une œuvre de fiction ne saurait être poursuivi pour ressemblance entre les personnages de son œuvre et des personnes réelles ?
Le cas ASSALE TIEMOKO va faire jurisprudence avec comme conséquence, l'assassinat de toute velléité de création littéraire et artistique. Cette menace qui pèse sur notre intelligentsia doit être combattue avec vigueur car elle vise la frange la plus créative de la population que sont les artistes, les journalistes, les écrivains confirmés et/ou en herbe, les chroniqueurs, etc. Si Monsieur TCHIMOU, procureur de la République de Côte d'ivoire prétend être ce Moukki, dont a parlé le jeune Assalé Tiemoko, q'il introduise donc dès à présent une requête auprès des tribunaux aux fins de se faire attribuer désormais de façon officielle le prestigieux nom de MOUKKI. Cela lui permettra de poursuivre, rétroactivement (s'il veut) ASSALE TIEMOKO. En attendant, rien ne prouve que le procureur MOUKKI de la Côte des mastodontes est la seule et même personne que le procureur TCHIMOU de la République de Côte d'Ivoire. Pauvre Côte d'ivoire ! Depuis que le FPI est arrivé de façon calamiteuse au pouvoir, les Ivoiriens souffrent dans leur chair et quand certains d'entre eux comme ASSALE TIEMOKO, tentent de se libérer de leurs angoisses par la création littéraire imaginative, on les emprisonne. Empêcher quelqu'un de crier sa souffrance par la littérature, cela s'appelle battre un enfant et l'empêcher de pleurer.

Si la justice de la Côte des mastodontes n'était pas corrompue et aux ordres, comment se fait-il que ses nombreuses enquêtes judiciaires n'ont jamais abouti, et que les criminels de tout acabit se pavanent fièrement sans crainte? Courage Assalé, ton combat est noble et il sera poursuivi. La corruption sera combattue jusqu'à ce qu'elle disparaisse en Cote des Mastodontes.
Courage Assalé !

La Cellule de communication
du Groupe Parlementaire PDCI-RDA


Christiane Djahuié à propos de l’emprisonnement d’Assalé Tiémoko : “Monsieur le président, ordonnez immédiatement la libération d’Assalé”

vendredi 11 janvier 2008 - Par Le Nouveau Réveil -
Pour sacrifier à la tradition, je devrais dire mes vœux du nouvel an au chef de l'Etat et à l'ensemble des Ivoiriens, mes frères. Mais, je ne le ferai pas, car le bonheur ne tombe pas du ciel. Il se construit à force de volonté. Dans ce pays où le laxisme et l'attentisme sont rois, il est temps de bousculer les choses et d'être au besoin, anticonformiste. Anticonformiste, je le serai tant que cela sera nécessaire. Anticonformiste, j'invite à l'être, la poignée d'ivoiriens qui a encore un rêve de grandeur pour la Côte d'Ivoire, notre patrie à tous. J'invite les uns et les autres à rejeter le politiquement correct à la sauce refondatrice, comme le font Tiburce Koffi, Venance Konan et, récemment, le camarade Assalé Tiémoko Antoine. De ce dernier, je souhaiterai parler, en quelques lignes.
Ce jeune homme force mon respect pour ses prises de positions courageuses en faveur des jeunes ivoiriens pris dans l'étau de la mauvaise gouvernance du pouvoir en place, et de l'irresponsabilité que les hommes politiques ivoiriens ont en partage. Dans ce pays où les intellectuels choisissent de se taire, où le peuple muet comme une carpe, se prête aux jeux macabres de ses dirigeants, Assalé Tiémoko Antoine a refusé de participer à la regrettable conspiration du silence. Cela lui vaut aujourd'hui un séjour derrière les barreaux où il partage sa cellule avec des criminels. Son crime à lui : il a osé dire " Non ". Non à la misère, non à la corruption, non à l'injustice, non au chômage, non au pillage des ressources de notre pays, non au train de vie scandaleux de l'Etat. Est-ce donc là, le sort que la Côte d'ivoire réserve à ses jeunes ? A ceux qui portent l'avenir de la nation?
Doit-on être mis aux arrêts parce qu'on s'inquiète du profond drame social que vit la jeunesse ivoirienne ? Doit-on être mis aux arrêts parce qu'on a osé affirmer que le taux de chômeurs et de désœuvrés augmente chaque année ? Doit-on être mis aux arrêts comme un bandit de grand chemin parce qu'on a dit que les politiciens ont commis des abus et manquements à l'encontre des jeunes?
Doit-on être mis aux arrêts parce qu'on a dénoncé les fléaux qui gangrènent la société ivoirienne, notamment la corruption, que tout le monde voit et sait ? Dans tout pays qui se respecte, où la démocratie est loin d'être une vue de l'esprit et une promesse électorale, dénoncer ces tares de notre société cela relève du débat intellectuel et éthique, et non du crime de lèse-majesté. Il est tout à fait normal que des jeunes éclairés, comme Assalé, veuillent prendre leur destin en main, car nul n'a vocation à la misère et au chômage ; agir sur le destin et non le subir par le fait de l'irresponsabilité, de la méchanceté, et de l'insensibilité des hommes politiques aux problèmes des citoyens. Ils ont tous les yeux fixés sur les élections, oubliant la tragédie qui se joue dans le pays. Peut-on prétendre aimer un peuple pour lequel l'on ne manifeste aucune compassion ? Nos étranges hommes politiques affirment nous aimer, nous chérir, ne rechercher que notre bien-être. Tout cela n'est que de la foutaise. De la démagogie. Ils se fichent complètement de nous. Ce qui les intéresse, ce sont leurs postes, leurs biens immobiliers, leurs voitures, la santé de leurs comptes bancaires. Ce qui les intéresse réellement, c'est être à la Présidence, à la Primature, dans les ministères, à l'Assemblée nationale, dans les municipalités. Des postes, rien que des postes ! Le reste, ils s'en moquent éperdument. Mais, heureusement, et comme dit Tiken Jah : aujourd'hui "On a tout compris". Oui, on a compris, particulièrement nous, les jeunes. On a compris que tous ces gens, ce régime, ne feront rien pour nous. On a compris que ce qui les intéresse, c'est que nous offrions nos poitrines aux balles des assaillants, quand ils reviendront (et ils reviendront), pour défendre la République. Mais quelle République ? La République des trompeurs, la République des grilleurs d'arachide et même des avaleurs de gousses d'arachide. La République des griots ; la République des assassins de l'espoir, de l'avenir de la jeunesse. Et c'est ce qu'Assalé a compris. Et c'est ce que nous avons, tous, compris. Oui, "On a tout compris", à présent, messieurs du pouvoir.
Un jour, quelqu'un m'a tenu cette réflexion que j'ai trouvée, inintelligente : "Les petits blancs ne s'intéressent pas à la politique. Suivez donc leur exemple". A cette personne, j'ai répondu ceci : "Les petits blancs sont nés avec des acquis sociaux ; ce qui n'est pas le cas des petits blacks africains". Nous les petits Noirs d'Afrique, avons tout à perdre à ne pas nous intéresser à la politique, dans la conjoncture actuelle ; car nos pays, particulièrement la Côte d'Ivoire, va dangereusement à la dérive. Le bateau Ivoire est en passe de couler. Assalé Tiémoko Antoine a compris qu'un patriote, au sens noble du terme, n'abandonne pas le navire en pleine tempête. Et, qu'"à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire", comme l'a dit l'écrivain Corneille. Assalé lutte pour que le navire ivoire arrive à bon port. Il lutte pour la réhabilitation morale et sociale de la jeunesse, porteuse de l'avenir, dans tout pays. Il lutte au péril de sa jeune et précieuse vie. Son combat qui est aussi le mien, et celui de milliers de jeunes ivoiriens, portera un jour les beaux fruits de l'emploi, du travail pour tous, de la liberté d'expression, de l'épanouissement des jeunes, de l'éthique et de la probité morale ; enfin, de la démocratie vraie. Et le procureur Tchimou ne pourra pas empêcher cette ère d'éclore : Dieu a donné un soleil et un jour, pour tous les opprimés.
Je voudrais, à présent, lancer un appel au chef de l'Etat, son Excellence Laurent Gbagbo, président de la République de Côte d'Ivoire.

Doléance citoyenne

Excellence, souffrez qu'avant de vous faire part de la doléance qui justifie mon adresse à votre endroit, je vous remercie, d'avoir honoré votre engagement vis-à-vis de l'EMPT de Bingerville. Cette prestigieuse école militaire qui à fait des merveilles en réalisant un pourcentage de 100% au baccalauréat l'année scolaire 2006-2007,en lui octroyant la somme de 175 millions en novembre dernier pour sa rénovation. Cela est, certes, venu plus tard que prévu ; mais ne dit-on pas qu'il n'est jamais tard pour bien faire ? Dans le fond, je n'avais même pas à vous dire merci pour cet acte, car, le posant, vous n'avez fait que votre devoir. Souvenez-vous que, lorsque vous étiez dans l'opposition, vous aviez vous-même dit que le peuple n'a pas à manifester de la reconnaissance au chef de l'Etat pour le fait que ce dernier ait posé un acte de portée sociale : électrification d'un village, adduction d'eau potable, construction d'une école, etc., parce que, cela relève de son devoir de le faire. Malgré tout, je vous dis merci pour avoir tenu vos engagements, car j'y tenais, personnellement… Excellence, je voudrais, à présent, vous soumettre la doléance qui me tient à cœur : redonnez à la justice Ivoirienne, ses lettres de noblesse, de sorte que les innocents qui ne font que se battre pour un mieux-être des populations, ne fassent plus, à tort, les frais de la justice. C'est une honte pour la Côte et pour votre régime. L'emprisonnement d'Assalé Tiémoko est des plus choquants et injustes que votre régime aurait pu servir à la jeunesse ivoirienne. Une jeunesse désespérée qui n'a plus confiance en ce régime corrompu. Le procureur Tchimou s'est prévalu des pouvoirs que lui donnent des textes, pour mettre au cachot, un jeune diplômé de notre pays. Ce dernier, en réalité, n'a fait que dire, à sa manière, ses déceptions, face aux dérives de tous ordres d'une société aujourd'hui, dans l'abandon éthique. Et les plaidoiries les plus convaincantes de nos avocats en faveur de ce jeune, n'y pourront rien.
Si vous croyez encore, Excellence, aux idéaux de justice et de liberté d'expression que vous nous aviez promis lorsque vous étiez en quête du pouvoir Exécutif et que vous sollicitiez les voix des jeunes, ordonnez, immédiatement, la libération d'Assalé. Et surtout, ne prenez pas pour prétexte la séparation des pouvoirs pour opposer un refus à ma doléance : il est courant de voir des étudiants de la Fesci, coupables d'actes de vandalisme et même de crimes odieux, arrêtés et déférés à la MACA, être libérés dans les jours qui ont suivi leur incarcération, sans procès. Or, tout le monde sait que, la Fesci, c'est l'autre bastion de votre pouvoir. La constitution fait, en outre, de vous, le garant des libertés citoyennes. Elle ne doit pas servir qu'à vous maintenir dans le fauteuil présidentiel, mais à protéger chaque citoyen de ce pays, victime d'abus ; et j'affirme que c'est un abus de pouvoir que de mettre ce jeune homme en prison. Usez donc, à votre tour, et pour une cause juste et noble, de votre pouvoir discrétionnaire, pour redonner la liberté confisquée à ce jeune homme. Le faisant, Excellence, vous grandirez certainement, dans notre estime ; car, nous sommes des millions et des millions de jeunes comme Assalé, déboussolés, désorientés, et déçus par les injustices et les violences de ce régime.
Excellence, je reste persuadée que, ceux qui devraient être en prison, s'appellent Soro Guillaume, Wattao, Fofié, Zacharias et la clique d'anciens rebelles qui continuent, avec la complicité de l'alliance que vous avez signée avec eux, de piller les richesses de notre pays ; ces rebelles qui n'hésiteraient pas à reprendre les armes, si on venait à leur enlever le bonbon du pouvoir que vous avez gentiment introduit dans leurs bouches. Ces rebelles qui ont, massivement, et lâchement, assassiné les Ivoiriens du Sud, du Centre et de l'Ouest ; ces rebelles qui, aujourd'hui, jouissent de la liberté la plus totale, en zone gouvernementale, tandis qu'ils continuent de contrôler plus de la moitié de notre territoire, en y prélevant des impôts, et en spoliant nos populations de leurs biens ; et, plus encore, ces rebelles qui jouissent du pouvoir d'Etat ! Sous nos yeux ! N'oubliez jamais, Excellence (à moins qu'on nous ait menti), que ce sont les assassins de Boga Doudou, de Dali Oblé, de Dagrou Loula, ainsi que des milliers de défenseurs de la République, que vous êtes en train de couver, tandis que d'honnêtes citoyens comme Assalé Tiémoko, croupissent dans les geôles infectes de la MACA. Cette ignominie ne se peut justifier uniquement par l'étrange et ardent désir de paix des Ivoiriens, que vous prônez. Je suis convaincue qu'il y a d'autres manières, plus acceptables, de parvenir à la paix. Alors, de Grâce excellence, faites appliquer la justice comme il se le doit, et non pas comme la refondation le veut. Encore moins, comme le veut le procureur Tchimou. L'Histoire se chargera de juger ce dernier. Pour le présent, rendez la justice qu'il faut, à Assalé, en ordonnant sa libération immédiate. Et, croyez-moi, Excellence, personne dans ce pays, ne vous en voudra d'avoir fait libérer ce jeune homme qui n'a fait que dire, à sa manière, ce que tout Ivoirien sait ; à savoir que : notre appareil judiciaire est pourri, corrompu. Et la hargne du procureur Tchimou à empêcher la libre expression citoyenne, ne changera rien à la déception que des millions d'Ivoiriens, surtout les jeunes que nous sommes, ont de notre Justice, et de notre société tout entière. Pour terminer, Excellence, je vous invite à méditer, comme je vous ai souvent invité à le faire, sur cette pensée du général de Gaulle. "Il n'y a pas de détail mineur, d'acte sans importance quand on dirige ; parce qu'un grain de sable oublié suffit à bloquer le mécanisme".

Djahuié Christiane Flavia
kikidcf@yahoo.fr
07-85-24-76

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