MUSIQUE: Levée du corps de Joëlle C. : Les fans créent l’émeute

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Frat Matin -19 Apr 2008 -
 
L’enceinte d’Ivosep-Treichville a refusé du monde, hier,  à la levée du corps de Joëlle C. Il était difficile de se frayer un chemin dans cette marée humaine habillée de blanc pour la plupart. Personne ne voulait se faire conter l’évènement. Tous les fans voulaient accompagner l’artiste à sa dernière demeure. Les forces de l’ordre  étaient visiblement débordées. Il leur a fallu user de leur matraque pour tenir la foule en respect et laisser passer le corps de Joëlle C. A la vue du cercueil, c’étaient des pleurs, des cris. La tristesse se lisait sur  des visages. Il était difficile de rester insensible à cette douleur. 

Après la prestation de Malou Amley qui,  pour la circonstance,  s’est transformée en chantre,  le porte-parole de la famille,  qui faisait office de maître de cérémonie,  a invité le pasteur Gnaly Germain à prier. La foule s’y oppose en scandant: «on ne veut pas! On ne veut pas! « Les ministres de la Culture et de la Francophonie et des Mines et de l’Energie, profitant du cafouillage,  se sont éclipsés. Quand le pasteur Gnaly Germain prend le micro, la foule se met  à crier à tue-tête: «Satan sort! » Satan sort! Hué, ce dernier regagne sa place à la grande joie  de la cohue d’admirateurs de l’artiste. La cérémonie de levée du corps qui ne pouvait se dérouler dans le cafouillage a été écourtée. Décédée le 14 février, l’artiste Joëlle C a été transférée hier à Grand Akoudzin où l’inhumation est prévue pour ce matin. L’administrateur du Burida et la grande famille des artistes, avec à leur tête Gadji Céli, ont pris part à cette levée.

Marie Chantal Obinde


 TEMOIGNAGE: MALOU AMLEY: Elle raconte Joëlle C
 
Top Visage - C’est ce samedi 19 avril (après moult tractations) que Séka Yaba Joëlle, Joëlle C sera inhumée dans son village natal de Grand Akoudzin. A quelques heures de cette  douloureuse séparation, Malou Amley, considérée comme la «sœur» de l’artiste défunte, revient sur les périodes charnière de la vie de la désormais ex-porte flambeau de la musique akyé.
 
19/04/2008 (10h00) Deux mois se sont écoulés depuis cette fameuse nuit du 14 février 2008 où, à la surprise générale, Joëlle C., l’une des valeurs sûres de la musique ivoirienne, s’éteignait à la Pisam. Depuis deux mois donc que la famille, les amis et les fans pleurent l’artiste trop tôt disparue. A ces voix, s’ajoute celle de Malou Amley. On l’appelle la «grande sœur» de Joëlle. Tant leur relation a passé le simple cadre de collègues musiciennes à l’orchestre du GATL Air Ivoire pour devenir une fraternité. D’autant plus encore que cette amitié dure depuis 20 ans. Malou s’en souvient comme si c’était hier. «J’étais à l’orchestre du GATL, comme la seule choriste quand, suite à un appel à candidature pour recruter d’autres choristes et chanteuses, Joëlle a été retenue». C’est donc ainsi que Joëlle et Malou se rencontrent, s’apprécient et deviennent des complices. Nous sommes à la fin de l’année 1988. Cette amitié se renforce davantage quand Malou prend sur elle d’accueillir dans sa chambre celle qui marquera la musique ivoirienne quelques années plus tard. «Joëlle venait de son Abobo natal ; il lui était difficile de faire le trajet Abobo-Aéroport pour se rendre chaque jour aux répétitions. Vu qu’elle n’avait pour salaire qu’une carte de bus.»  Malou Amley obtient de ses patrons l’autorisation de partager sa «maison» avec Joëlle. Mais en fait de «maison», ce n’était qu’une toute petite chambre de 3 m2 située au «celibaterium» du GATL. C’est là que leurs rêves de jeunes filles et leurs carrières respectives vont prendre forme. On rêve d’être une grande chanteuse du continent, de se marier au prince charmant... Tout y passe. Le soir, avant de s’endormir, on parle de la journée, de «untel m’a draguée, ou j’ai rencontré un type-là... Des histoires de jeunes filles en somme. Elles partageaient tout, révèle Malou. Mais là aussi, les deux choristes apprendront à se connaître.

Joëlle a refusé de devenir militaire
“Joëlle, la stagiaire du coin, s’employait à convaincre les uns et les autres sur ses qualités vocales. Elle avait une belle voix. Et était très appréciée de ses supérieurs. En vue de garantir l’avenir des artistes et de leur éviter d’aller d’un orchestre à l’autre, il a été décidé de militariser le groupe. C’est-à-dire d’incorporer les artistes et les musiciens qui le désirent dans l’armée. Il y avait Joëlle, Tan Jeanne (qui vit maintenant en Italie), Billy Syncop, moi... et plusieurs autres. Mais parmi les trois filles que nous étions, c’est moi seule qui ai accepté. Joëlle et Jeanne ont refusé. Et coïncidence, la décision de nous incorporer est tombée en même temps que l’orchestre devait prendre part à un spectacle en Martinique. Il fallait choisir...”

Joëlle voulait avorter...
“Quand elle a su qu’elle était enceinte, elle est venue me l’annoncer comme toute bonne jeune fille le fait avec sa maman. Mais elle a voulu avorter parce qu’elle trouvait que son copain la fatiguait beaucoup... Toute jeune fille qu’elle était, sans moyens... Je lui ai dit non. Si elle vit l’enfant vivra. C’est donc sur mon conseil qu’elle a gardé la grossesse. Effectivement, nous l’avons tous soutenue jusqu’à son terme. C’est surtout sa voix qui a plaidé en sa faveur auprès de nos chefs qui ont accepté la situation.”

Capricieuse, mais battante...
“Elle a deux frères (Lucien et Roger) que je connais, et deux sœurs que je connais aussi. Eugénie et la plus grande qui est à Paris. Elle a une cousine qui vit aux Etats-Unis. Joëlle aimait sa famille mais beaucoup plus sa mère. Je sais qu’elle l’aimait beaucoup jusqu’à ce qu’on me dise le contraire... Je la trouvais cependant très capricieuse. Elle se fâchait quand tu lui faisais un reproche. Sur le coup, elle boudait mais se corrigeait après. Je retiens que c’était une battante. Un exemple : quand elle arrivait à l’orchestre, elle ne savait pas danser. Elle était arythmique. C’est-à-dire que ses pas n’avaient rien à voir avec la musique. Et on la chahutait. Bien sûr, elle n’appréciait pas, mais elle s’y est mise. Et on a vu ses chorégraphies quelques année après.”

C’est en France qu’elle a rencontré le Seigneur
 “Nos rapports ont pris un coup à un moment donné parce qu’avec sa carrière elle était amenée à voyager souvent. On se voyait de moins en moins. Mais en 2001, nous nous sommes retrouvées à Paris. Elle y a passé un bon moment et moi, j’y étais pour la promo de mon premier album. Là-bas, nos relations sont redevenues normales comme avant. On faisait tout ensemble. C’est là-bas aussi qu’elle m’a annoncé qu’elle avait rencontré le Seigneur. Ce jour-là, nous avons pleuré de joie dans le métro... J’attendais ce moment.
Joëlle est quelqu’un que j’ai beaucoup aimé. Je le dis sincèrement. Je l’ai vue grandir, devenir ce qu’elle était devenue. C’est pourquoi j’ai vraiment mal qu’elle soit partie de cette façon.”

En amour, elle était entière
“En amour, quand Joëlle aime, c’est avec tout son cœur. Elle donnait beaucoup d’amour. Elle n’avait pas de limite, n’avait pas de retenue. Joëlle était entière. Elle n’était pas une fille à garçons. C’est certainement ceux qu’elle rencontrait qui n’étaient pas sincères. Ça, on ne peut pas le lui reprocher. Je pense que son grand amour fut Alioun qui est allé jusqu’à payer la dot.”

Son affaire de placali…
“Joëlle aimait la bonne bouffe. On ne voyait pas Joëlle vraiment à la cuisine en train de préparer. Pas parce qu’elle ne savait pas faire la cuisine mais ce n’était pas son truc. Or, moi, j’aime faire la cuisine. Son plat préféré
c’était le placali.”
 
Par K. Kipré et F. Yéo


Ce que les parents de Joëlle C. ont décidé

 Le porte parole : « L’enterrer hors du village serait un déshonneur pour la famille » Les dates des obsèques annoncées -
Soir info - lundi 10 mars 2008 par Claude DASSE -

Face à la polémique née, autour des obsèques de Joëlle C., décédée le 14 février 2008, dans sa 38ème année, nous étions le week-end dernier, en reportage à Grand-Akoudzin, le village  natal de l’artiste. Au cours d’une rencontre initiée pour la circonstance, au domicile de l’un des dignitaires du village, rassemblant des membres de la famille paternelle et maternelle de la chanteuse, c’est Djako Bindé, 70 ans, qui est le premier à se prononcer sur la question. « Les obsèques de ma petite fille Joëlle C. se dérouleront ici, au village, quelque soit tout ce qui se trame autour. Après plusieurs rencontres, les deux familles ont arrêté les dates suivantes ; le 28 mars 2008 aura lieu la veillée et le lendemain, soit le 29 mars 2008, elle sera inhumée au cimetière de Grand-Akoudzin. Ce serait un déshonneur pour la famille que notre fille soit inhumée hors du village ». A la suite du patriarche des Sodji, grande famille dont est issue Joëlle C. qui pense que cela ne devrait pas susciter de ‘’guéguerre’’ parce qu’elle sera ‘’ bel et bien inhumée ici, auprès de ses ancêtres, comme le veut la tradition. Un avis qui est également partagé par Angbo Lucien (60 ans). Président du comité d’organisation de ces obsèques et ex-président de la mutuelle du village, l’homme reste formel face à la réticente de Séka Roger et Séka Lucien, les frères aînés de l’artiste qui eux, voudraient que l’inhumation ait plutôt lieu à Abidjan. « Nous ne pouvons pas accepter que notre enfant soit enterré ailleurs, comme l’a dit notre porte parole, ce serait une très grave insulte et un déshonneur patent, à l’endroit de notre grande famille. Et personne dans la famille ne l’accepterait encore moins moi même qui vous parle. Ces deux personnes ne savent pas ce qu’elles font. Ils ne sont pas imprégnés des réalités de la coutume Akyé. Alors, il faut qu’ils se ressaisissent et qu’ils comprennent que les obsèques se tiennent dans le strict respect de nos coutumes. Il faut donc que Joëlle C. soit enterrée à Grand-Akoudzin ». Puis, devant l’allure que prennent les choses, l’homme d’affirmer que « Je suis chargé d’exécuter la volonté des deux familles. C’est moi qui aie enterré le père de Joëlle .C et je ne comprends pas aujourd’hui, pourquoi, Roger et Lucien s’opposent et font de grands bruits à Abidjan. On ne peut pas laisser les deux gamins là enterrer Joëlle C. parce qu’en pays Akyé, ce n’est pas deux personnes qui enterrent un mort, fussent-ils les frères de la défunte. Mais, c’est plutôt les deux familles qui se réunissent et décident de l’enterrement. Il faut respecter la coutume. » Une rencontre à laquelle la mère de Joëlle C. également issue du village mais, absente, dit-on, pour raison de maladie, s’est faite représentée par son cousin, Amaffé Albert. Selon ce dernier, « la mère de Joëlle C. m’a demandé de faire en sorte que notre fille soit enterrée ici à Grand-Akoudzin. Maintenant, comme elle est artiste, si ses frères le désirent, qu’ils organisent le nombre de veillées qu’ils veulent pour elle, à Abidjan. Mais nous, à notre niveau, les dates sont déjà arrêtées pour l’organisation des obsèques de Joëlle C au village. A défaut de me répéter, je vous affirme que notre fille sera enterrée dans ce village ». Pour M’bo Amon Jean-Baptiste, également oncle maternel de l’artiste, « Ce deuil nous frappe plus par l’attitude de ses frères. Cela dit, je leur demande de respecter la coutume Akyé. Un respect envers leurs parents et je demande qu’ils fassent montre d’une grandeur d’esprit car, la société Akyé est bien hiérarchisée. Quand quelqu’un décède chez nous, il y a une procédure traditionnelle à suivre. Donc mon souhait est qu’ils se soumettent aux injonctions de leurs parents pour organiser des obsèques dignes de Joëlle C. ».Pour Séka Akaffou Igor, jeune frère Joëlle C et éducateur dans un établissement scolaire de la place « en réalité, la polémique ne se pose pas parce que le ‘’vieux’’ a eu plusieurs enfants (14). Et tout le monde est d’accord que Joëlle C soit enterrée ici sauf deux qui s’opposent. La coutume Akyé doit être respectée et elle le sera ». Une préoccupation partagée par la chefferie traditionnelle. Pour Alléchi Gilbert, porte parole du chef de Grand-Akoudzin, la polémique qui entoure ces funérailles ne devrait pas exister parce que dit-il, les deux familles ont, de commun accord « fixer les dates des obsèques au 28 et 29 mars 2008 et jusqu’à là, nous n’avons nullement été avisés par les familles d’un quelconque changement de date ». Aussi, poursuit-il, « toute polémique d’où qu’elle soit s’avère vaine et inutile ». D’ailleurs conclu-il, « Toute la chefferie traditionnelle du village est en ce moment à pied œuvre pour organiser des funérailles grandioses à notre illustre disparue ». Notons que lors de notre passage à Grand-Akoudzin, il nous a été signalé que Joëlle C. s’est révélée, en songe, à l’un de ses parents à qui elle a demandé de dire à la famille que sa mère n’est pas à l’origine de sa mort.
Bras de fer à l’horizon

Visiblement, un bras de fer se dessine entre des membres de la famille, avec à leur côté, la chefferie traditionnelle et deux des frères de Joëlle C. L’un favorable à l’inhumation de l’artiste, ‘’comme le veut la tradition’’, à Grand-Akoudzin et l’autre, pour des obsèques à Abidjan. Et pourtant, elle a besoin des obsèques dignes, loin...des polémiques. Après avoir « trop souffert », comme elle l’a, elle-même, souligné dans son dernier album, « de la méchanceté des Hommes », l’artiste a, pour cet ultime voyage, besoin de la ‘’gentillesse’’ de tous. Ce qui passe obligatoirement par un climat apaisé. Décédée, par ironie du sort, le 14 févier dernier, en pleine célébration de la Saint Valentin, fête destinée aux amoureux, celle qui dit avoir tant manqué d’amour, devrait, pour ses obsèques, bénéficier d’une entente parfaite au sein de sa grande famille. Ce qui semble ne pas être le cas. Hélas ! Pendant que tout le village, au nom de la tradition, se prépare à organiser des obsèques ‘’dignes’’, avec à la clé, l’inhumation de l’artiste sur la terre de ses ancêtres que se présentent des difficultés. Celles-ci émanant de la volonté de Guiako N’cho Roger et Séka Lucien, deux frères aînés de l’artiste. Ces derniers ont choisi, contre la volonté populaire, de l’enterrer à Akouédo-Attié. Même si de part et d’autre, les dates retenues pour les obsèques (les 28 et 29 mars 2008) sont identiques, le lieu de l’enterrement reste la pomme de discorde. Un bras de fer qui, on l’espère trouvera d’ici peu, un dénouement heureux. Pour l’heure, tout le monde croise les doigts. Afin qu’un modus vivendi soit trouvé entre les parties, pour arrondir les angles afin que la star, qui en a tant besoin, ...repose enfin,...en paix !

C.D.


 Décès de Joëlle C : Le Pasteur Gnaly se défend et accuse

Frat Matin - 22 Feb 2008 -
 
La famille de l’artiste accuse l’homme de Dieu, qui la suivait, d’avoir favorisé la mort de leur fille.

Accusé par la famille de Joëlle C d’être à la base de la mort de leur fille, pour l’avoir isolée, le pasteur Gnaly Gnadou rencontré hier à son domicile de Koumassi Remblai, donne sa version des faits.

Selon l’homme de Dieu, cela fait deux ans et demi que Joëlle C fréquente son église «la Tente de la Rencontre» située à Marcory. «Elle était à la recherche d’un refuge, parce que souvent malade et harcelée par les sorciers. Elle m’a même expliqué que sa mère l’avait programmée dans sa confrérie», soutient le pasteur. Qui explique qu’il a découvert plus tard les preuves de ce que disait l’artiste. Et depuis lors, il l’a prise en charge spirituellement.

L’homme de Dieu indique que la vie de la défunte était menacée par des attaques mystiques, au point qu’elle avait du mal à passer des nuits chez elle. C’est donc face à cette situation, explique le pasteur, qu’elle a émis le vœu de vivre sous le toit de l’homme de Dieu. Mais avant, poursuit pasteur Gnaly, «Joëlle et ses parents ont eu une réunion de famille le 20 janvier 2008. C’est au cours de cette rencontre qu’elle a été autorisée à venir vivre chez moi. Elle est donc arrivée ici le lendemain, 21 janvier, à 14h». «Que ses parents restent tranquilles, je sais trop de choses et Joëlle m’en a confié beaucoup avant sa mort. Si je veux parler maintenant, cette famille va s’entredéchirer. Ce n’est pas mon rôle en tant que homme de Dieu. Mais le temps viendra», menace-t-il. C’est  pourquoi le pasteur bat en brèche les accusations selon lesquelles, il aurait éloigné Joëlle C. de sa famille. Expliquant les circonstances de la mort de Joëlle C, le pasteur reconnaît qu’effectivement elle souffrait d’une insuffisance rénale, elle toussait et était fréquemment anémiée. Elle a même été transfusée de deux poches de sang.

Contrairement aux allégations, le pasteur indique que Joëlle C. n’était pas alitée le samedi 9 février lorsqu’elle se rendait en clinique à Marcory. «Elle s’est habillée normalement, elle marchait quand nous descendions les escaliers (le domicile est situé au deuxième étage d’un immeuble, ndlr) pour récupérer la voiture en bas», précise le guide spirituel. Qui indique que l’état de santé de Joëlle C. s’est dégradé, dans la nuit du 13 février, après qu’elle a reçu la visite de plusieurs artistes. C’est alors qu’elle a été transférée à la PISAM où elle a rendu l’âme le lendemain.

Au nombre des personnes que le pasteur suspecte d’être à la base du décès, des artistes qu’il ne nomme pas. «Joëlle était attaquée dans sa famille et dans le milieu artistique. J’ai les preuves de ce que j’avance. Le temps venu, je donnerai toutes les précisions», prévient pasteur Gnaly. Avant de demander aux artistes de se repentir, en se disant la vérité. Dans le cas contraire, «ils vont finir. Leur milieu est trop pourri».

Le fils de Joëlle C., un adolescent, que nous avons vu hier, vit lui aussi au domicile du pasteur.

Marc Yevou


 Décès de Joëlle C : SURPRISE ET TRISTESSE DANS LA GRANDE FAMILLE DES ARTISTES-CHANTEURS.

Frat Matin - 15 Feb 2008 -
 
Joëlle C, c’est fini ! Celle qui chantait souvent l’amour dans son répertoire a tiré sa révérence la nuit même où le monde entier célébrait l’amour au travers de la St-Vale ntin. Ce vendredi matin, la question que beaucoup se posaient c’est : qu’est-ci a tué la talentueuse artiste ?

Yolande Kouadio, l’animatrice de la télévision nationale, qui a eu « l’honneur » de présenter sa toute dernière œuvre discographique, « Kita », pense que le plus « important » actuellement est ailleurs. « Ce n’est pas la peine d’aller fouiner entre les sorciers et le type de maladie qui a emporter Joëlle C. Ce qui est important aujourd’hui, c’est de l’accompagner avec vos prières », a-t-elle lancée ce vendredi matin à l’antenne en direction des fans de l’artiste et de toute la population. Faisant toutefois noter au passage que l’artiste avait un mal qu’elle « a su gérer » jusqu’à cette nuit fatidique.

«C’est triste de savoir que Joëlle C a disparu. C’est une valeur musicale de ce pays qui nous quitte », a également réagit le président de l’Union nationale des artistes de Côte d’Ivoire (UNARTCI), Gadi Céli, que nous avons interrogé par téléphone à la mi-journée. Pour Gadji, la disparition de Joëlle C est brusque. « C’est hier que nous avons appris qu’elle souffrait. Elle est arrivée au CHU (Centre hospitalier universitaire) mais c’était trop tard… », a-t-il dit. Profitant de cette occasion pour appeler à davantage d’appuis des autorités du pays à l’UNARTCI afin que les artistes puissent mieux gérer leurs problèmes dont ceux concernant la santé.

Même sentiment de surprise chez le président du Réseau des professionnels des médias, des arts et du sport contre le SIDA en Côte d’Ivoire (REPMASCI) dont Joëlle C a été membre. « Je viens d’apprendre cette triste nouvelle. Je n’ai pas appris qu’elle était malade. Je suis donc surpris, étonné et très affligé. C’est une grande perte pour nous », a indiqué Bamba Youssouf, interrogé par téléphone.

Pour l’heure, rien n’a été communiqué sur la date des obsèques de l’artiste. « Nous attendons que la famille décide », a signifié le président de l’union des artistes, Gadji Céli.

C’est à la fin des années 1990 que Joëlle C a commencé sa carrière, comme choriste dans divers orchestres. Appelée Joëlle Séka au départ, l’artiste a quelques années plus tard pris le nom de Joëlle C. Pour marquer sa foi en Dieu et au Christ. Cette année, elle devait célébrer ses dix ans de musique. Elle aura eu quatre albums qui n’ont pas laissé indifférent.

Barthélemy KOUAMÉ
barthelek@fratmat.info


Deuil : La vérité sur la mort de Joëlle C.

samedi 16 février 2008 - Par Le Temps -
La musique ivoirienne est encore en deuil avec Joëlle C. qui a rendu l`âme dans la nuit du jeudi à vendredi à la PISAM. La petite au visage d`éternelle candide. Elle nous avait habitués à des surprises. Mais pas de la sorte. Surtout que cette surprise a un air 100% funeste. Joëlle C., une casanière indécrottable n`était pas une habituée aux coups, aux frous-frous djoelleCes strass et des paillettes, aux pages à scandales des magazines peoples. On comprend pourquoi dans ses derniers moments, elle a réussi à "dribbler " tout le monde. Traînant sa maladie dans les cliniques abidjanaises, à l`insu de la presse à scandales. Elle souffrait terriblement. Et lorsque le mal s`est aggravé, elle a été internée à la clinique Farra. Là-bas, tout va de mal en pis. "Moi, c`est le samedi que j`ai été informée. Je suis allée la voir. Son cas était tellement grave que j`ai négocié une prise en charge pour la PISAM. Et c`est là-bas qu`on a fait le diagnostic… ", lâche Marie Louise Asseu qui était pour elle, une sorte de mère spirituelle. Le diagnostic est implacable. La petite souffrait d`une insuffisance rénale. Et c`est au sommet où les médecins s`apprêtaient à faire une dialyse qu`elle a rendu l`âme dans la nuit du jeudi à vendredi à 21 h 20. "C`est à partir de 22h que nous avons diffusé la nouvelle de sa mort ", dit l`un de ses proches. A Cocody, non loin de la RTI, le domicile de Georges Aziz, son manager ne désemplit pas depuis ce matin. Il est pris d`assaut par tous ceux qui ont connu ou aimé Joëlle C. En attendant ses parents qui ont été informés hier, officiellement à Abobo par Marie Louise Asseu. C`est donc Aziz qui reçoit les condoléances des amis du milieu du show-biz. "J`ai trop souffert ! J`ai trop souffert. Elle me disait que ça va aller Aziz…", Fond-il en larmes. Les yeux rougis par les flots de larmes, il enchaîne les cigarettes… Peut-être pour tenir. A la vue de David Tayorault, il n`arrive plus à maintenir ses émotions et s`effondre dans ses bras. A côté, Marie-Louise tente de contenir ses larmes. Mais en vain. Dans la foulée, une autre jeune fille, sûrement une proche crie jusqu`à s`écrouler au sol. Depuis le matin, les artistes ivoiriens, les managers, les journalistes… défilent au domicile d`Aziz. Inconsolable, il se sent presque "trahi". Puisque pour Joëlle C., il était même prêt à tout. Il venait de lui décrocher un contrat presque en or avec un important opérateur de téléphonie mobile. Dans la journée du jeudi, elle devait même donner un spectacle au Golf Hôtel. Et triste ironie du sort hier matin, des tourneurs béninois ignorant qu`elle venait de décéder, ont joint le manager sur son portable. Il était question de la programmer à Cotonou. Hélas… Joëlle C., jeune célibataire, laisse dernière elle, un gamin de 12 ans. Elle laisse aussi une carrière avec plusieurs albums dont le dernier, Kita continue encore de se vendre. Depuis hier, ses chansons sont de plus en plus demandées. "Depuis ce matin, les demandes sont montées en ce qui concerne Joëlle C.", constate le gérant d`un kiosque à cassettes. Et hier, les différentes chaînes abidjanaises (radios et télé) lui ont rendu un véritable hommage en ne jouant que du Joëlle C. Avec à la clé, des émissions et des reportages qui lui sont concernés. Après son divorce d`avec un certain Alioun en France, elle avait pris le coup. Et s`était donc alors retirée à l`église chez Guy Vincent, en attendant de rencontrer l`élu de son coeur. Aux dernières nouvelles, elle avait même quitté Guy Vincent pour une église évangélique. Joëlle C. était un pur produit du show-biz. Mais elle vivait en dehors du show-biz, la foi en Dieu. Depuis quelques années, elle menait presque une vie de moine. Loin des ombres et des lumières du monde dans lequel elle vivait pourtant. Les témoignages sur son compte vont pleuvoir. La SOTRA et les transporteurs ont donné le ton hier, en observant une minute de silence pour elle. Puisqu`elle avait le talent. Mais croquait aussi la vie sobrement. A sa manière. Chez les Bété, on dit : "On ne meurt pas comme ça".

Guéhi Brence


Discographie

Le monde de la chanson ivoirienne et africaine est en deuil depuis cette nuit, dep uis l'annonce du décès de Joëlle Seka (qui n'a aucun lien de parenté avec Monique Seka avec qui elle a fait un duo) plus connue sous le nom de Joëlle C....

D'après les premières informations qui nous sont parvenues, Joëlle se serait rendue à l'hôpital hier en fin d'après-midi ne se sentant pas très bien, et serait décédée en fin de journée.

Joëlle avait commencé sa carrière musicale comme choriste de musiciens comme Meiway et Alpha Blondy.
Sa vie privée comme sa carrière musicale ont été marquées par sa découverte de la foi. Plusieurs de ses titres ont été dédiés à Dieu, et elle n'hésitait pas, à longueur d'interview, à déclarer sa foi et à inviter tous à (re)trouver la foi.

Discographie
Sa discographie personnelle comptait 5 albums:
Yala (1998)
Yeka (2000)
Prends-moi C’ l’amour (2002)
Samba
Kita 


Musique : La chanteuse ivoirienne Joëlle C s’en est allée !


Gaboneco - Que d’artistes s’en sont allés ces derniers mois ! Joëlle Séka que l’on a ensuite connu sous le pseudonyme de Joëlle C, vient elle aussi de nous quitter ! 
 
Contrairement à ce que bien des mélomanes pensaient, Joëlle C n’avait aucun lien de parenté avec Monique Séka,  son aînée en âge et dans la profession ! La chanteuse ivoirienne a tiré sa révérence dans la nuit du 14 février! Joëlle C est donc décédée jeudi soir, c’est-à-dire hier. L’artiste soufrait déjà depuis plusieurs mois d’une maladie non communiquée jusqu’alors ! Aucune indication donc sur le mal qui l’a terrassé ! Celle qui chantait si bien l’amour du Créateur et qui a démarré sa carrière comme choriste, a quitté ce monde sans pourtant réaliser l’un de ses rêves les plus chers : se marier et fonder une famille ! Joëlle Séka a chanté avec les meilleurs et a notamment assuré les chœurs d’Alpha Blondy et de Meiway. C’est donc à la fleur de l’âge que Joëlle Séka qui démarrait sa carrière sous ce nom, a dû le changer pour cause de litige avec Monique Séka. En effet, on se souviendra dans la fin des années 90, du différend qui l’aura opposée à sa consœur déjà célèbre dans le monde de la chanson, Monique Séka. Cette dernière s’était catégoriquement opposée au fait que sa cadette de chant, porte le même patronyme qu’elle pour exercer la profession. Adieu donc à cette artiste qui avait encore tant d’années devant elle pour donner le meilleur d’elle-même ! 


Joëlle C. est au ciel L’artiste ivoirienne est décédée à 33 ans

Afrik.com - mardi 14 septembre 2004, par Falila Gbadamassi
Joëlle C. n’est plus. La musique ivoirienne est en deuil. L’une de ses figures montantes et nouvelle ambassadrice de la musique attié a été fauchée dans la nuit de jeudi à vendredi dans la fleur de l’âge.

Joëlle C. s’est éteinte, dans la nuit de jeudi à vendredi, à la polyclinique international e Sainte Anne-Marie d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, des suites d’une insuffisance rénale, selon la télévision nationale ivoirienne. La chanteuse, qui proclamait haut et fort sa foi au point de se baptiser "Joëlle du Christ " dans un entretien accordé à Afrik en 2004, s’en est allée comme lui, à l’âge de 33 ans. Son avenir professionnel semblait des plus radieux avec la sortie de son album Kita en mai de l’année dernière. Joëlle C. avait enflammé les foules lors de plusieurs concerts-évènements organisés pour sa promotion, et séduit le public du Marché des Arts du Spectacle africain (Masa) en août dernier. La chanteuse avait l’intention, d’après son manager, de se produire dans les mois à venir en France.
Une contribution majeure au renouveau de la musique attié

La carrière de Joëlle Yaba Séka, son vrai nom qu’elle ne gardera pas à la demande expresse de son illustre compatriote Monique Séka, démarre au début des années 90. Elle commence dans l’orchestre de l’Armée de l’air ivoirienne (GATL) où elle est choriste. Joelle C. fait également ses classes auprès de ses aînés du Tout-puissant Audiorama, ambassadeur de la musique attié (ethnie de la Côte d’Ivoire à laquelle appartient l’artiste). Elle suivait vaillamment leurs traces et avait redonné ses lettres de noblesse à une musique quelque peu tombée en désuétude. Son charme discret, son timbre vocal, son style, un mélange de musique moderne épicée des ingrédients offerts par la tradition faisaient de Joëlle C. un cocktail explosif sur scène. « Joëlle faisait le show », comme disent les Abidjanais et le public était au rendez-vous. Elle avait attendu 2002, avec un opus au titre prédestiné Prends-moi C’ l’amour, pour que les Ivoiriens fasse d’elle l’une des figures incontournables de la chanson ivoirienne. Un statut confirmé en 2004 par son Top d’or (trophée de la musique ivoirienne) de meilleur artiste dans la catégorie variété qu’elle ravit à Aïcha Koné ou Gadji Céli dont elle fut l’une des choristes.

« La mort de Joëlle C. est une grande perte pour le monde artistique », a confié Armand Gérard Obou, l’administrateur provisoire du Bureau Ivoirien du droit d’auteur (Burida), au quotidien ivoirien Soir Info.

Celle qui avait pris l’habitude, ces derniers temps, de ne s’habiller que de blanc lors de ses prestations laisse un souvenir ému à ceux qui l’appréciaient et qui étaient tombés amoureux d’une voix qui faisait frémir. Quand Joëlle C. chantait, les anges n’étaient pas loin. Maintenant, ils sont auprès de cette femme qui ne sortait de sa réserve que sur scène. Le calendrier de ses obsèques n’a pas encore été communiqué. L’artiste ivoirienne laisse derrière elle un fils.


Dieu, la musique et Joëlle C. Entretien avec l’artiste ivoirienne

Afrik.com - mardi 14 septembre 2004, par Falila Gbadamassi
Après avoir été plusieurs années ignorée par le succès, Joëlle C. est révélée, en 2002, au public ivoirien et africain par son troisième opus, Prends-moi C’ l’amour. Le Top d’or de la meilleure artiste ivoirienne, dans la catégorie variété, pour l’année 2003, qui lui a été attribué voici quelques semaines, est une consécration pour cette inconditionnelle de Dieu.

Joëlle C., à l’Etat civil Joëlle Séka, débute sa carrière à l’aube des années 90 comme choriste dans l’orchestre de l’Armée de l’air ivoirienne (GATL). Elle continuera de l’être et fera ses  classes dans d’autres formations musicales comme le célèbre groupe attié (ethnie de la Côte d’Ivoire), le Tout-puissant Audiorama, ou encore le King vision de Gadji Céli. Puis en 1998, elle se lance dans une carrière solo avec un premier album Yala. Elle enchaîne avec Yeka en 2000. Mais le succès n’est toujours pas au rendez-vous. Il faudra attendre Prends-moi C’ l’amour (2002), pour qu’enfin le succès lui sourit. Toute menue, Joëlle C. a pourtant des allures de géante, sur scène, tant sa présence est indéniable. Normal pour celle qui adore danser. Et ce depuis toujours. Joëlle C. est aussi la mère d’un jeune adolescent de 13 ans. En attendant son prochain opus, elle revient sur sa carrière mais surtout son nouvel amour : Dieu.

Afrik.com : Peut-on dire que c’est Prends-moi C’ l’amour est l’album (troisième album) qui vous a révélée au public ivoirien mais aussi à l’Afrique ?
Joëlle C. : C’est effectivement cet album qui m’a révélée dans en Côte d’Ivoire et dans les autres pays africains, au Congo, au Ghana, au Mali... Il a vraiment cartonné. J’aurais d’ailleurs vraiment du mal à m’en séparer.

Afrik.com : Qui est Joëlle C. ? Est-elle différente de Joëlle Séka ?
Joëlle C. : Joëlle Seka ne connaissait pas le Seigneur. Elle n’avait pas son soutien. Aujourd’hui, c’est une fille qui a donné sa vie à Jésus Christ de Nazareth. Je ne fais rien sans le consacrer à l’Eternel. Ma vie a changé, transformée par la grâce de Dieu.

Afrik.com : Pour une artiste, pensez-vous que ce soit important d’affirmer ses convictions religieuses ?
Joëlle C. : C’est important. C’est une façon d’évangéliser, de diffuser la parole de Dieu. Il nous dit de nous aimer les uns et les autres. Il est temps de se soutenir et de s’entraider en Côte d’Ivoire. Je fais d’ailleurs partie d’une association caritative dénommée « Association des artistes au cœur d’or ». Dieu m’a fait reprendre le dessus, à reprendre mes esprits et à supporter la souffrance sans me briser. J’ai traversé des moments difficiles. Grâce à lui, je sais que n’avance pas dans le vide surtout dans ce milieu difficile du showbiz. Il me soutient partout où je passe, où je suis. Je suis comme marquée du sceau du Seigneur.

Afrik.com : A quand le prochain album de Joëlle C. ?
Joëlle C. : On y travaille, mais je préfère ne pas en parler. C’est une surprise. Ça ne sert à rien de faire un album pour le plaisir d’en sortir un.

Afrik.com : La musique attié est uns institution en Côte d’Ivoire avec des groupes comme le Tout-puissant Audiorama ? Pensez-vous en incarner la modernité ?
Joëlle C. : On peut qualifier mon style de musique attié modernisé. C’est un style que je compte bien garder. Grâce à lui, la musique attié est appréciée par tous les Ivoiriens et à l’étranger. Les gens se rendent compte de tout ce qu’on peut faire avec la langue attié.

Afrik.com : Que représente pour vous ce Top d’or (de la meilleure artiste ivoirienne de variété ) que vous avez reçu récemment face à de très grandes pointures de la musique ivoirienne comme Meiway, Aïcha Koné... ?
Joëlle C. : J’ai été la choriste de Meiway, d’Aïcha Koné, de Gadji Celi ...Ce sont des maîtres qui ont aidé leurs élèves à avancer. Ils m’ont donné des conseils. Je les ai suivis et fait comme eux. Et mon travail a été récompensé.

Afrik.com : Qui sont les artistes que vous aimez ?
Joëlle C. : Gégé Léopoldine (artiste ivoirienne, ndlr), Césaria Evora. Mon grand rêve est de rencontrer Tina Turner dont j’aime beaucoup le style.

Afrik.com : Votre sentiment sur la situation actuelle de la Côte d’Ivoire ?
Joëlle C. : Moi, ce que j’aimerais leur (à tous les acteurs politiques, ndlr) dire, c’est d’arrêter. On a besoin de la paix pour avancer, on veut travailler. Je souhaite que le Seigneur nous aide à libérer la Côte d’Ivoire. Il faut que le film s’achève. Que le Seigneur fasse que ça passe, que l’Afrique s’unisse pour se développer comme l’Europe. Pourquoi pas ? Je sais que Dieu permettra que la Côte d’Ivoire sorte de là.

 

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Repondre comment Commentaires (3 Poster)

  • Posted by ukraine fsone,
    si tu ne peux decouvrir ta propre identite tu sera prisonnier des fantasmes des autre et toute ta vie tu te sentira tel un ecorche vif que Dieu nous pardonne pour nos peches image
  • Posted by topo toto,
    salut à tous et toutes laisserla jeunefille tranquillecar elleest dèjà partir que son àme soit en paix image
  • Posted by bebe mandou,
    Qu'est ce qui a vraiment tue notre soeur? est ce le SIDA ? Bien malin celui qui le saura image
m²photography